XVe–XXe siècles · exclusivement à l’huile

Les 100 tableaux jaunes

Cent peintures célèbres où le jaune construit réellement l’image : Tournesols de Van Gogh, Christ de Gauguin, figures de Matisse, animaux de Franz Marc et abstractions de Kandinsky.

Tournesols, Vincent van Gogh
TournesolsVincent van Gogh · 1888
100peintures à l’huile
46artistes
100images uniques contrôlées
44 %de jaune moyen mesuré

De l’ocre au cadmium

Pourquoi le jaune transforme-t-il si vite une image ?

Le jaune est l’une des couleurs les plus anciennes de la peinture. Les ocres ferrugineux offrent très tôt des tons stables, mats et terrestres. D’autres jaunes furent plus difficiles : l’orpiment est lumineux mais toxique, le jaune de plomb et d’étain possède une forte opacité, le jaune de Naples varie selon sa composition. Au XIXe siècle, le jaune de chrome puis le jaune de cadmium donnent aux artistes une intensité nouvelle — celle que Van Gogh pousse jusqu’à l’incandescence.

Cette histoire matérielle explique la diversité du classement. Chez Vermeer, le jaune chaud du vêtement équilibre un bleu froid; chez Gauguin, il devient surface symbolique; chez Matisse, il ouvre l’intérieur; chez Franz Marc, il détache l’animal du naturalisme. Kandinsky et Mondrian franchissent une étape supplémentaire : la couleur n’éclaire plus forcément un objet, elle agit elle-même comme une forme.

Le classement ne retient pas tout tableau comportant une petite touche jaune. La couleur doit dominer une surface importante, organiser la lumière ou former un foyer emblématique — robe, figure, façade, soleil, fleur, animal ou plan abstrait. La sélection est limitée aux peintures originales à l’huile : aucun dessin, pastel, aquarelle, gouache, acrylique, estampe, photographie, laque, fresque ou objet n’a été ajouté. Les tableaux à la feuille d’or sont également écartés afin de préserver ce critère technique strict.

Le jaune est rarement neutre : lumière, chaleur, moisson, sacré, alerte ou énergie, il avance presque toujours vers le regard.
La lumière

Un jaune clair avance vers l’œil et semble éclairer les couleurs voisines; Van Gogh en fait presque une source lumineuse autonome.

La terre

Ocre, paille, blé et mur associent la couleur à la matière, à la saison et au travail humain sans la réduire au soleil.

Le symbole

Du halo sacré au malaise moderne, le jaune peut exprimer la révélation, la fragilité, l’excès ou l’alerte.

L’abstraction

Au XXe siècle, il devient plan, centre, intervalle ou vibration et agit sans devoir représenter un objet jaune.

Les 100 tableaux jaunes les plus célèbres

Classement éditorial
I

1—20

Les icônes absolues du jaune

Tournesols, façades d’Arles, figures, animaux et champs colorés : ces images ont donné au jaune quelques-unes de ses formes les plus immédiatement reconnaissables.
#001 Tournesols, Vincent van Gogh, 1888, Huile sur toile

Vincent van Gogh

Tournesols

Date1888 TechniqueHuile sur toile Dimensions92,1 × 73 cm CollectionNational Gallery, Londres

Dans « Tournesols », le jaune n’accompagne pas seulement le sujet : il détermine le parcours du regard et l’équilibre des masses. Van Gogh pousse le jaune du chrome et de l’ocre jusqu’à l’incandescence; la couleur devient lumière, matière épaisse et signe d’espérance. Sa célébrité tient aussi à la façon dont le jaune en commande immédiatement la mémoire visuelle. Les différences d’épaisseur, de transparence et de matité empêchent la couleur de devenir décorative : elle reste une matière active.

Voir la reproduction
#002 La Maison jaune, Vincent van Gogh, 1888, Huile sur toile

Vincent van Gogh

La Maison jaune

Date1888 TechniqueHuile sur toile Dimensions72 × 91,5 cm CollectionVan Gogh Museum, Amsterdam

« La Maison jaune » fait du jaune une profondeur sensible, capable d’avancer dans la lumière puis de se retirer dans les ombres. Van Gogh pousse le jaune du chrome et de l’ocre jusqu’à l’incandescence; la couleur devient lumière, matière épaisse et signe d’espérance. Sa célébrité tient aussi à la façon dont le jaune en commande immédiatement la mémoire visuelle. Les ocres et les tons citron ne jouent pas le même rôle; leur alternance construit à la fois l’espace et l’intensité émotionnelle.

Voir la reproduction
#003 Terrasse du café le soir, Vincent van Gogh, 1888, Huile sur toile

Vincent van Gogh

Terrasse du café le soir

Date1888 TechniqueHuile sur toile Dimensions80,7 × 65,3 cm CollectionKröller-Müller Museum, Otterlo

Le premier impact de « Terrasse du café le soir » vient de la diversité de ses jaunes, construits par voisinages plutôt que par une teinte uniforme. Van Gogh pousse le jaune du chrome et de l’ocre jusqu’à l’incandescence; la couleur devient lumière, matière épaisse et signe d’espérance. Sa célébrité tient aussi à la façon dont le jaune en commande immédiatement la mémoire visuelle. Le contraste avec les bleus, les violets ou les noirs révèle combien cette clarté dépend de tout l’accord chromatique.

Voir la reproduction
#004 Le Christ jaune, Paul Gauguin, 1889, Huile sur toile

Paul Gauguin

Le Christ jaune

Date1889 TechniqueHuile sur toile Dimensions92,1 × 73,3 cm CollectionBuffalo AKG Art Museum, Buffalo

Dans cette huile, Paul Gauguin transforme le jaune en charnière entre matière picturale, lumière et espace représenté. Gauguin cerne ses jaunes en aplats francs; la lumière réelle devient une couleur mentale qui unit paysage, croyance et décor. Sa célébrité tient aussi à la façon dont le jaune en commande immédiatement la mémoire visuelle. La lenteur de l’huile permet ici des reprises et des superpositions qui donnent au jaune une profondeur impossible à réduire à un seul pigment.

Voir la reproduction
#005 La Jeune Fille à la perle, Johannes Vermeer, vers 1665, Huile sur toile

Johannes Vermeer

La Jeune Fille à la perle

Datevers 1665 TechniqueHuile sur toile Dimensions44,5 × 39 cm CollectionMauritshuis, La Haye

Le jaune de « La Jeune Fille à la perle » agit par écarts : plus vif contre les ombres, plus terreux dans les passages et plus lumineux au foyer de la composition. Vermeer équilibre le jaune chaud du vêtement avec le bleu du turban; quelques passages lumineux suffisent à donner au visage une présence presque tactile. Sa célébrité tient aussi à la façon dont le jaune en commande immédiatement la mémoire visuelle. Les différences d’épaisseur, de transparence et de matité empêchent la couleur de devenir décorative : elle reste une matière active.

Voir la reproduction
#006 La Vache jaune, Franz Marc, 1911, Huile sur toile

Franz Marc

La Vache jaune

Date1911 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionSolomon R. Guggenheim Museum, New York

Dans « La Vache jaune », la couleur semble rayonner depuis la matière elle-même; elle donne au motif sa température et son rythme. Marc soustrait le jaune au naturalisme; appliqué à l’animal, il exprime une énergie lumineuse et un ordre symbolique du monde. Sa célébrité tient aussi à la façon dont le jaune en commande immédiatement la mémoire visuelle. Les ocres et les tons citron ne jouent pas le même rôle; leur alternance construit à la fois l’espace et l’intensité émotionnelle.

Voir la reproduction
#007 Jaune-rouge-bleu, Vassily Kandinsky, 1925, Huile sur toile

Vassily Kandinsky

Jaune-rouge-bleu

Date1925 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionMusée national d’Art moderne, Paris

« Jaune-rouge-bleu » montre que le jaune peut être simultanément lumière, volume et signe, sans perdre la densité propre à l’huile. Pour Kandinsky, le jaune possède une énergie centrifuge. Il avance vers le regard, aiguise les formes et donne à la composition une tension presque sonore. Sa célébrité tient aussi à la façon dont le jaune en commande immédiatement la mémoire visuelle. Le contraste avec les bleus, les violets ou les noirs révèle combien cette clarté dépend de tout l’accord chromatique.

Voir la reproduction
#008 Odalisque jaune, Henri Matisse, 1926, Huile sur toile

Henri Matisse

Odalisque jaune

Date1926 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection particulière

Henri Matisse organise « Odalisque jaune » autour d’un jaune qui attire d’abord l’œil avant de redistribuer la perception des autres couleurs. Matisse emploie le jaune pour ouvrir l’espace : robe, mur, table ou rideau rayonnent et redistribuent toutes les couleurs voisines. Sa célébrité tient aussi à la façon dont le jaune en commande immédiatement la mémoire visuelle. La lenteur de l’huile permet ici des reprises et des superpositions qui donnent au jaune une profondeur impossible à réduire à un seul pigment.

Voir la reproduction
#009 Le Pull jaune, Amedeo Modigliani, 1919, Huile sur toile

Amedeo Modigliani

Le Pull jaune

Date1919 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection particulière

Dans « Le Pull jaune », le jaune n’accompagne pas seulement le sujet : il détermine le parcours du regard et l’équilibre des masses. Modigliani utilise le jaune comme une enveloppe chaude autour de la figure; il simplifie le vêtement et intensifie la fragilité du visage. Sa célébrité tient aussi à la façon dont le jaune en commande immédiatement la mémoire visuelle. Les différences d’épaisseur, de transparence et de matité empêchent la couleur de devenir décorative : elle reste une matière active.

Voir la reproduction
#010 Le Soleil, Edvard Munch, 1911, Huile sur toile

Edvard Munch

Le Soleil

Date1911 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionUniversité d’Oslo, Aula

« Le Soleil » fait du jaune une profondeur sensible, capable d’avancer dans la lumière puis de se retirer dans les ombres. Chez Munch, le jaune oscille entre soleil régénérateur et tension psychique; il peut irradier le paysage ou isoler brutalement une figure. Sa célébrité tient aussi à la façon dont le jaune en commande immédiatement la mémoire visuelle. Les ocres et les tons citron ne jouent pas le même rôle; leur alternance construit à la fois l’espace et l’intensité émotionnelle.

Voir la reproduction
#011 Moulin dans la lumière du soleil, Piet Mondrian, 1908, Huile sur toile

Piet Mondrian

Moulin dans la lumière du soleil

Date1908 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionKunstmuseum Den Haag

Le premier impact de « Moulin dans la lumière du soleil » vient de la diversité de ses jaunes, construits par voisinages plutôt que par une teinte uniforme. Mondrian transforme progressivement le jaune de la lumière observée en plan autonome, l’un des éléments fondamentaux de son vocabulaire néoplastique. Sa célébrité tient aussi à la façon dont le jaune en commande immédiatement la mémoire visuelle. Le contraste avec les bleus, les violets ou les noirs révèle combien cette clarté dépend de tout l’accord chromatique.

Voir la reproduction
#012 Le Talisman, l’Aven au Bois d’Amour, Paul Sérusier, 1888, huile sur bois

Paul Sérusier

Le Talisman, l’Aven au Bois d’Amour

Date1888 Techniquehuile sur bois DimensionsDimensions non précisées CollectionMusée d’Orsay, Paris

Dans cette huile, Paul Sérusier transforme le jaune en charnière entre matière picturale, lumière et espace représenté. Paul Sérusier donne au jaune une fonction structurelle : il règle la profondeur, active les contrastes et relie les formes sans uniformiser la surface. Sa célébrité tient aussi à la façon dont le jaune en commande immédiatement la mémoire visuelle. La lenteur de l’huile permet ici des reprises et des superpositions qui donnent au jaune une profondeur impossible à réduire à un seul pigment.

Voir la reproduction
#013 Le Cirque, Georges Seurat, 1891, huile sur toile

Georges Seurat

Le Cirque

Date1891 Techniquehuile sur toile DimensionsDimensions non précisées CollectionMusée d’Orsay, Paris

Le jaune de « Le Cirque » agit par écarts : plus vif contre les ombres, plus terreux dans les passages et plus lumineux au foyer de la composition. Seurat distribue les jaunes en touches et voisinages calculés; la luminosité résulte du contraste optique plutôt que d’un aplat uniforme. Sa célébrité tient aussi à la façon dont le jaune en commande immédiatement la mémoire visuelle. Les différences d’épaisseur, de transparence et de matité empêchent la couleur de devenir décorative : elle reste une matière active.

Voir la reproduction
#014 Dans un café, dit L’Absinthe, Edgar Degas, 1875–1876, huile sur toile

Edgar Degas

Dans un café, dit L’Absinthe

Date1875–1876 Techniquehuile sur toile DimensionsDimensions non précisées CollectionMusée d’Orsay, Paris

Dans « Dans un café, dit L’Absinthe », la couleur semble rayonner depuis la matière elle-même; elle donne au motif sa température et son rythme. Degas réserve au jaune une lumière intérieure peu flatteuse, capable de révéler le poids du silence et la fatigue des corps. Sa célébrité tient aussi à la façon dont le jaune en commande immédiatement la mémoire visuelle. Les ocres et les tons citron ne jouent pas le même rôle; leur alternance construit à la fois l’espace et l’intensité émotionnelle.

Voir la reproduction
#015 Shimmering Substance, Jackson Pollock, 1946, Huile sur toile

Jackson Pollock

Shimmering Substance

Date1946 TechniqueHuile sur toile Dimensions30 1/8 x 24 1/4" (76.3 x 61.6 cm) CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New York

« Shimmering Substance » montre que le jaune peut être simultanément lumière, volume et signe, sans perdre la densité propre à l’huile. Pollock fait circuler le jaune dans la trame du geste; il apparaît, disparaît puis relie des couches qui refusent toute hiérarchie stable. Sa célébrité tient aussi à la façon dont le jaune en commande immédiatement la mémoire visuelle. Le contraste avec les bleus, les violets ou les noirs révèle combien cette clarté dépend de tout l’accord chromatique.

Voir la reproduction
#016 No. 10, Mark Rothko, 1950, Huile sur toile

Mark Rothko

No. 10

Date1950 TechniqueHuile sur toile Dimensions7' 6 3/8" x 57 1/8" (229.6 x 145.1 cm) CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New York

Mark Rothko organise « No. 10 » autour d’un jaune qui attire d’abord l’œil avant de redistribuer la perception des autres couleurs. Rothko suspend le jaune entre voile, lumière et profondeur; les bords diffus empêchent la couleur de se réduire à une simple surface. Sa célébrité tient aussi à la façon dont le jaune en commande immédiatement la mémoire visuelle. La lenteur de l’huile permet ici des reprises et des superpositions qui donnent au jaune une profondeur impossible à réduire à un seul pigment.

Voir l’œuvre dans la collection
#017 Number 43 (Abstract Painting, Yellow), Ad Reinhardt, 1947, Huile sur toile

Ad Reinhardt

Number 43 (Abstract Painting, Yellow)

Date1947 TechniqueHuile sur toile Dimensions40 1/8 x 32" (101.7 x 81.2 cm) CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New York

Dans « Number 43 (Abstract Painting, Yellow) », le jaune n’accompagne pas seulement le sujet : il détermine le parcours du regard et l’équilibre des masses. Reinhardt soumet le jaune à une structure rigoureuse; la monochromie apparente se révèle comme un équilibre de valeurs et de limites. Sa célébrité tient aussi à la façon dont le jaune en commande immédiatement la mémoire visuelle. Les différences d’épaisseur, de transparence et de matité empêchent la couleur de devenir décorative : elle reste une matière active.

Voir l’œuvre dans la collection
#018 Phantom Cart, Salvador Dalí, 1933, Huile sur panneau de bois

Salvador Dalí

Phantom Cart

Date1933 TechniqueHuile sur panneau de bois Dimensions19 x 24.1 cm CollectionFundació Gala-Salvador Dalí, Figueres

« Phantom Cart » fait du jaune une profondeur sensible, capable d’avancer dans la lumière puis de se retirer dans les ombres. Dalí donne aux jaunes secs et aux ocres une clarté minérale qui rend ses espaces imaginaires plus précis, plus vastes et plus inquiétants. Sa célébrité tient aussi à la façon dont le jaune en commande immédiatement la mémoire visuelle. Les ocres et les tons citron ne jouent pas le même rôle; leur alternance construit à la fois l’espace et l’intensité émotionnelle.

Voir l’œuvre dans la collection
#019 Les Raboteurs de parquet, Gustave Caillebotte, 1875, huile sur toile

Gustave Caillebotte

Les Raboteurs de parquet

Date1875 Techniquehuile sur toile DimensionsDimensions non précisées CollectionMusée d’Orsay, Paris

Le premier impact de « Les Raboteurs de parquet » vient de la diversité de ses jaunes, construits par voisinages plutôt que par une teinte uniforme. Gustave Caillebotte donne au jaune une fonction structurelle : il règle la profondeur, active les contrastes et relie les formes sans uniformiser la surface. Sa célébrité tient aussi à la façon dont le jaune en commande immédiatement la mémoire visuelle. Le contraste avec les bleus, les violets ou les noirs révèle combien cette clarté dépend de tout l’accord chromatique.

Voir la reproduction
#020 Des glaneuses, Jean-François Millet, 1857, huile sur toile

Jean-François Millet

Des glaneuses

Date1857 Techniquehuile sur toile DimensionsDimensions non précisées CollectionMusée d’Orsay, Paris

Dans cette huile, Jean-François Millet transforme le jaune en charnière entre matière picturale, lumière et espace représenté. Jean-François Millet donne au jaune une fonction structurelle : il règle la profondeur, active les contrastes et relie les formes sans uniformiser la surface. Sa célébrité tient aussi à la façon dont le jaune en commande immédiatement la mémoire visuelle. La lenteur de l’huile permet ici des reprises et des superpositions qui donnent au jaune une profondeur impossible à réduire à un seul pigment.

Voir la reproduction
II

21—40

Visages, robes et intérieurs jaunes

Le jaune gagne la veste, la robe, le turban, la table ou le mur. Il chauffe l’intérieur, isole la figure et rend parfois le modèle plus proche, parfois étrangement irréel.
#021 Jeune Femme en toilette de bal, Berthe Morisot, 1879, huile sur toile

Berthe Morisot

Jeune Femme en toilette de bal

Date1879 Techniquehuile sur toile DimensionsDimensions non précisées CollectionMusée d’Orsay, Paris

Le jaune de « Jeune Femme en toilette de bal » agit par écarts : plus vif contre les ombres, plus terreux dans les passages et plus lumineux au foyer de la composition. Morisot laisse vibrer le jaune dans une touche légère; l’étoffe, la peau et le fond se répondent sans perdre leur mobilité. Sur le visage, le vêtement ou dans l’intérieur, la couleur transforme la présence psychologique du modèle et la température du décor. Les différences d’épaisseur, de transparence et de matité empêchent la couleur de devenir décorative : elle reste une matière active.

Voir la reproduction
#022 Seule, Henri de Toulouse-Lautrec, vers 1895, huile sur carton ou toile

Henri de Toulouse-Lautrec

Seule

Datevers 1895 Techniquehuile sur carton ou toile DimensionsDimensions non précisées CollectionMusée d’Orsay

Dans « Seule », la couleur semble rayonner depuis la matière elle-même; elle donne au motif sa température et son rythme. Toulouse-Lautrec rabat le jaune vers l’ocre, la nicotine et la lumière artificielle; la couleur restitue l’atmosphère physique des chambres et des salles de spectacle. Sur le visage, le vêtement ou dans l’intérieur, la couleur transforme la présence psychologique du modèle et la température du décor. Les ocres et les tons citron ne jouent pas le même rôle; leur alternance construit à la fois l’espace et l’intensité émotionnelle.

Voir la reproduction
#023 Portrait de M. Paul Sescau (Portrait de M. Paul Sescau), Henri de Toulouse-Lautrec, 1891, huile sur carton ou toile

Henri de Toulouse-Lautrec

Portrait de M. Paul Sescau (Portrait de M. Paul Sescau)

Date1891 Techniquehuile sur carton ou toile DimensionsDimensions non précisées CollectionBrooklyn Museum

« Portrait de M. Paul Sescau (Portrait de M. Paul Sescau) » montre que le jaune peut être simultanément lumière, volume et signe, sans perdre la densité propre à l’huile. Toulouse-Lautrec rabat le jaune vers l’ocre, la nicotine et la lumière artificielle; la couleur restitue l’atmosphère physique des chambres et des salles de spectacle. Sur le visage, le vêtement ou dans l’intérieur, la couleur transforme la présence psychologique du modèle et la température du décor. Le contraste avec les bleus, les violets ou les noirs révèle combien cette clarté dépend de tout l’accord chromatique.

Voir la reproduction
#024 Le Bal Masqué à l'Elysée Montmartre, Henri de Toulouse-Lautrec, 1887, huile sur carton ou toile

Henri de Toulouse-Lautrec

Le Bal Masqué à l'Elysée Montmartre

Date1887 Techniquehuile sur carton ou toile DimensionsDimensions non précisées CollectionThe San Diego Museum of Art

Henri de Toulouse-Lautrec organise « Le Bal Masqué à l'Elysée Montmartre » autour d’un jaune qui attire d’abord l’œil avant de redistribuer la perception des autres couleurs. Toulouse-Lautrec rabat le jaune vers l’ocre, la nicotine et la lumière artificielle; la couleur restitue l’atmosphère physique des chambres et des salles de spectacle. Sur le visage, le vêtement ou dans l’intérieur, la couleur transforme la présence psychologique du modèle et la température du décor. La lenteur de l’huile permet ici des reprises et des superpositions qui donnent au jaune une profondeur impossible à réduire à un seul pigment.

Voir la reproduction
#025 Odalisque à la robe persane jaune, Henri Matisse, 1937, Huile sur toile

Henri Matisse

Odalisque à la robe persane jaune

Date1937 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

Dans « Odalisque à la robe persane jaune », le jaune n’accompagne pas seulement le sujet : il détermine le parcours du regard et l’équilibre des masses. Matisse emploie le jaune pour ouvrir l’espace : robe, mur, table ou rideau rayonnent et redistribuent toutes les couleurs voisines. Sur le visage, le vêtement ou dans l’intérieur, la couleur transforme la présence psychologique du modèle et la température du décor. Les différences d’épaisseur, de transparence et de matité empêchent la couleur de devenir décorative : elle reste une matière active.

Voir la reproduction
#026 Femme en jaune et bleu à la guitare, Henri Matisse, 1939, Huile sur toile

Henri Matisse

Femme en jaune et bleu à la guitare

Date1939 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

« Femme en jaune et bleu à la guitare » fait du jaune une profondeur sensible, capable d’avancer dans la lumière puis de se retirer dans les ombres. Matisse emploie le jaune pour ouvrir l’espace : robe, mur, table ou rideau rayonnent et redistribuent toutes les couleurs voisines. Sur le visage, le vêtement ou dans l’intérieur, la couleur transforme la présence psychologique du modèle et la température du décor. Les ocres et les tons citron ne jouent pas le même rôle; leur alternance construit à la fois l’espace et l’intensité émotionnelle.

Voir la reproduction
#027 Lectrice à la table jaune, Henri Matisse, 1944, Huile sur toile

Henri Matisse

Lectrice à la table jaune

Date1944 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

Le premier impact de « Lectrice à la table jaune » vient de la diversité de ses jaunes, construits par voisinages plutôt que par une teinte uniforme. Matisse emploie le jaune pour ouvrir l’espace : robe, mur, table ou rideau rayonnent et redistribuent toutes les couleurs voisines. Sur le visage, le vêtement ou dans l’intérieur, la couleur transforme la présence psychologique du modèle et la température du décor. Le contraste avec les bleus, les violets ou les noirs révèle combien cette clarté dépend de tout l’accord chromatique.

Voir la reproduction
#028 Intérieur jaune et bleu, Henri Matisse, 1946, Huile sur toile

Henri Matisse

Intérieur jaune et bleu

Date1946 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

Dans cette huile, Henri Matisse transforme le jaune en charnière entre matière picturale, lumière et espace représenté. Matisse emploie le jaune pour ouvrir l’espace : robe, mur, table ou rideau rayonnent et redistribuent toutes les couleurs voisines. Sur le visage, le vêtement ou dans l’intérieur, la couleur transforme la présence psychologique du modèle et la température du décor. La lenteur de l’huile permet ici des reprises et des superpositions qui donnent au jaune une profondeur impossible à réduire à un seul pigment.

Voir la reproduction
#029 Deux fillettes, fond jaune et rouge, Henri Matisse, 1947, Huile sur toile

Henri Matisse

Deux fillettes, fond jaune et rouge

Date1947 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

Le jaune de « Deux fillettes, fond jaune et rouge » agit par écarts : plus vif contre les ombres, plus terreux dans les passages et plus lumineux au foyer de la composition. Matisse emploie le jaune pour ouvrir l’espace : robe, mur, table ou rideau rayonnent et redistribuent toutes les couleurs voisines. Sur le visage, le vêtement ou dans l’intérieur, la couleur transforme la présence psychologique du modèle et la température du décor. Les différences d’épaisseur, de transparence et de matité empêchent la couleur de devenir décorative : elle reste une matière active.

Voir la reproduction
#030 Lorette avec turban, veste jaune, Henri Matisse, 1917, Huile sur toile

Henri Matisse

Lorette avec turban, veste jaune

Date1917 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

Dans « Lorette avec turban, veste jaune », la couleur semble rayonner depuis la matière elle-même; elle donne au motif sa température et son rythme. Matisse emploie le jaune pour ouvrir l’espace : robe, mur, table ou rideau rayonnent et redistribuent toutes les couleurs voisines. Sur le visage, le vêtement ou dans l’intérieur, la couleur transforme la présence psychologique du modèle et la température du décor. Les ocres et les tons citron ne jouent pas le même rôle; leur alternance construit à la fois l’espace et l’intensité émotionnelle.

Voir la reproduction
#031 Jeune femme à la robe jaune (Renée Modot), Amedeo Modigliani, 1918, Huile sur toile

Amedeo Modigliani

Jeune femme à la robe jaune (Renée Modot)

Date1918 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

« Jeune femme à la robe jaune (Renée Modot) » montre que le jaune peut être simultanément lumière, volume et signe, sans perdre la densité propre à l’huile. Modigliani utilise le jaune comme une enveloppe chaude autour de la figure; il simplifie le vêtement et intensifie la fragilité du visage. Sur le visage, le vêtement ou dans l’intérieur, la couleur transforme la présence psychologique du modèle et la température du décor. Le contraste avec les bleus, les violets ou les noirs révèle combien cette clarté dépend de tout l’accord chromatique.

Voir la reproduction
#032 Jeanne Hébuterne au chandail jaune, Amedeo Modigliani, 1918, Huile sur toile

Amedeo Modigliani

Jeanne Hébuterne au chandail jaune

Date1918 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

Amedeo Modigliani organise « Jeanne Hébuterne au chandail jaune » autour d’un jaune qui attire d’abord l’œil avant de redistribuer la perception des autres couleurs. Modigliani utilise le jaune comme une enveloppe chaude autour de la figure; il simplifie le vêtement et intensifie la fragilité du visage. Sur le visage, le vêtement ou dans l’intérieur, la couleur transforme la présence psychologique du modèle et la température du décor. La lenteur de l’huile permet ici des reprises et des superpositions qui donnent au jaune une profondeur impossible à réduire à un seul pigment.

Voir la reproduction
#033 Portrait d'une femme au chapeau jaune, Piet Mondrian, 1900–1905, Huile sur toile

Piet Mondrian

Portrait d'une femme au chapeau jaune

Date1900–1905 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

Dans « Portrait d'une femme au chapeau jaune », le jaune n’accompagne pas seulement le sujet : il détermine le parcours du regard et l’équilibre des masses. Mondrian transforme progressivement le jaune de la lumière observée en plan autonome, l’un des éléments fondamentaux de son vocabulaire néoplastique. Sur le visage, le vêtement ou dans l’intérieur, la couleur transforme la présence psychologique du modèle et la température du décor. Les différences d’épaisseur, de transparence et de matité empêchent la couleur de devenir décorative : elle reste une matière active.

Voir la reproduction
#034 Autoportrait sur un fond jaune, Edvard Munch, 1915, Huile sur toile

Edvard Munch

Autoportrait sur un fond jaune

Date1915 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

« Autoportrait sur un fond jaune » fait du jaune une profondeur sensible, capable d’avancer dans la lumière puis de se retirer dans les ombres. Chez Munch, le jaune oscille entre soleil régénérateur et tension psychique; il peut irradier le paysage ou isoler brutalement une figure. Sur le visage, le vêtement ou dans l’intérieur, la couleur transforme la présence psychologique du modèle et la température du décor. Les ocres et les tons citron ne jouent pas le même rôle; leur alternance construit à la fois l’espace et l’intensité émotionnelle.

Voir la reproduction
#035 Portrait de femme sur un fond jaune, Edvard Munch, 1940, Huile sur toile

Edvard Munch

Portrait de femme sur un fond jaune

Date1940 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

Le premier impact de « Portrait de femme sur un fond jaune » vient de la diversité de ses jaunes, construits par voisinages plutôt que par une teinte uniforme. Chez Munch, le jaune oscille entre soleil régénérateur et tension psychique; il peut irradier le paysage ou isoler brutalement une figure. Sur le visage, le vêtement ou dans l’intérieur, la couleur transforme la présence psychologique du modèle et la température du décor. Le contraste avec les bleus, les violets ou les noirs révèle combien cette clarté dépend de tout l’accord chromatique.

Voir la reproduction
#036 Pêcheur sur un fond jaune, Edvard Munch, 1931, Huile sur toile

Edvard Munch

Pêcheur sur un fond jaune

Date1931 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

Dans cette huile, Edvard Munch transforme le jaune en charnière entre matière picturale, lumière et espace représenté. Chez Munch, le jaune oscille entre soleil régénérateur et tension psychique; il peut irradier le paysage ou isoler brutalement une figure. Sur le visage, le vêtement ou dans l’intérieur, la couleur transforme la présence psychologique du modèle et la température du décor. La lenteur de l’huile permet ici des reprises et des superpositions qui donnent au jaune une profondeur impossible à réduire à un seul pigment.

Voir la reproduction
#037 Autoportrait en gilet jaune, Egon Schiele, 1914, Huile sur toile

Egon Schiele

Autoportrait en gilet jaune

Date1914 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

Le jaune de « Autoportrait en gilet jaune » agit par écarts : plus vif contre les ombres, plus terreux dans les passages et plus lumineux au foyer de la composition. Schiele pousse le jaune vers des tons secs et terreux; la couleur accentue la nervosité des silhouettes, des tiges et des architectures. Sur le visage, le vêtement ou dans l’intérieur, la couleur transforme la présence psychologique du modèle et la température du décor. Les différences d’épaisseur, de transparence et de matité empêchent la couleur de devenir décorative : elle reste une matière active.

Voir la reproduction
#038 Portrait d'Olga dans un fauteuil, Pablo Picasso, printemps 1918, Huile sur toile

Pablo Picasso

Portrait d'Olga dans un fauteuil

Dateprintemps 1918 TechniqueHuile sur toile Dimensions130 x 88,8 cm CollectionMusée national Picasso-Paris

Dans « Portrait d'Olga dans un fauteuil », la couleur semble rayonner depuis la matière elle-même; elle donne au motif sa température et son rythme. Picasso emploie le jaune comme un plan construit qui stabilise la figure ou la nature morte tout en maintenant une tension avec les noirs et les gris. Sur le visage, le vêtement ou dans l’intérieur, la couleur transforme la présence psychologique du modèle et la température du décor. Les ocres et les tons citron ne jouent pas le même rôle; leur alternance construit à la fois l’espace et l’intensité émotionnelle.

Voir l’œuvre dans la collection
#039 Nature morte sur la commode, Pablo Picasso, 1919, Huile sur toile

Pablo Picasso

Nature morte sur la commode

Date1919 TechniqueHuile sur toile Dimensions81 x 100 cm CollectionMusée national Picasso-Paris

« Nature morte sur la commode » montre que le jaune peut être simultanément lumière, volume et signe, sans perdre la densité propre à l’huile. Picasso emploie le jaune comme un plan construit qui stabilise la figure ou la nature morte tout en maintenant une tension avec les noirs et les gris. Sur le visage, le vêtement ou dans l’intérieur, la couleur transforme la présence psychologique du modèle et la température du décor. Le contraste avec les bleus, les violets ou les noirs révèle combien cette clarté dépend de tout l’accord chromatique.

Voir l’œuvre dans la collection
#040 Le Fifre, Édouard Manet, 1866, huile sur toile

Édouard Manet

Le Fifre

Date1866 Techniquehuile sur toile DimensionsDimensions non précisées CollectionMusée d’Orsay, Paris

Édouard Manet organise « Le Fifre » autour d’un jaune qui attire d’abord l’œil avant de redistribuer la perception des autres couleurs. Édouard Manet donne au jaune une fonction structurelle : il règle la profondeur, active les contrastes et relie les formes sans uniformiser la surface. Sur le visage, le vêtement ou dans l’intérieur, la couleur transforme la présence psychologique du modèle et la température du décor. La lenteur de l’huile permet ici des reprises et des superpositions qui donnent au jaune une profondeur impossible à réduire à un seul pigment.

Voir la reproduction
III

41—60

Fleurs, moissons et paysages solaires

Tournesols, blés, foins, jardins et façades absorbent la lumière. Du citron à l’ocre, le jaune mesure la saison autant qu’il construit la profondeur.
#041 Jardin de ferme avec tournesols, Gustav Klimt, 1907, Huile sur toile

Gustav Klimt

Jardin de ferme avec tournesols

Date1907 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

Dans « Jardin de ferme avec tournesols », le jaune n’accompagne pas seulement le sujet : il détermine le parcours du regard et l’équilibre des masses. Dans ses paysages, Klimt transforme les fleurs jaunes en ponctuations serrées; la surface végétale devient une mosaïque de lumière. Fleur, blé, prairie ou façade deviennent des réservoirs de lumière où l’ocre, le citron et le jaune de chrome organisent la profondeur. Les différences d’épaisseur, de transparence et de matité empêchent la couleur de devenir décorative : elle reste une matière active.

Voir la reproduction
#042 Le Tronc jaune, Edvard Munch, 1912, Huile sur toile

Edvard Munch

Le Tronc jaune

Date1912 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

« Le Tronc jaune » fait du jaune une profondeur sensible, capable d’avancer dans la lumière puis de se retirer dans les ombres. Chez Munch, le jaune oscille entre soleil régénérateur et tension psychique; il peut irradier le paysage ou isoler brutalement une figure. Fleur, blé, prairie ou façade deviennent des réservoirs de lumière où l’ocre, le citron et le jaune de chrome organisent la profondeur. Les ocres et les tons citron ne jouent pas le même rôle; leur alternance construit à la fois l’espace et l’intensité émotionnelle.

Voir la reproduction
#043 Tournesols I, Egon Schiele, 1911, Huile sur toile

Egon Schiele

Tournesols I

Date1911 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

Le premier impact de « Tournesols I » vient de la diversité de ses jaunes, construits par voisinages plutôt que par une teinte uniforme. Schiele pousse le jaune vers des tons secs et terreux; la couleur accentue la nervosité des silhouettes, des tiges et des architectures. Fleur, blé, prairie ou façade deviennent des réservoirs de lumière où l’ocre, le citron et le jaune de chrome organisent la profondeur. Le contraste avec les bleus, les violets ou les noirs révèle combien cette clarté dépend de tout l’accord chromatique.

Voir la reproduction
#044 Vase de tournesols, Henri Matisse, 1919, Huile sur toile

Henri Matisse

Vase de tournesols

Date1919 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

Dans cette huile, Henri Matisse transforme le jaune en charnière entre matière picturale, lumière et espace représenté. Matisse emploie le jaune pour ouvrir l’espace : robe, mur, table ou rideau rayonnent et redistribuent toutes les couleurs voisines. Fleur, blé, prairie ou façade deviennent des réservoirs de lumière où l’ocre, le citron et le jaune de chrome organisent la profondeur. La lenteur de l’huile permet ici des reprises et des superpositions qui donnent au jaune une profondeur impossible à réduire à un seul pigment.

Voir la reproduction
#045 Roses jaunes avec cage de perruches, Henri Matisse, 1924, Huile sur toile

Henri Matisse

Roses jaunes avec cage de perruches

Date1924 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

Le jaune de « Roses jaunes avec cage de perruches » agit par écarts : plus vif contre les ombres, plus terreux dans les passages et plus lumineux au foyer de la composition. Matisse emploie le jaune pour ouvrir l’espace : robe, mur, table ou rideau rayonnent et redistribuent toutes les couleurs voisines. Fleur, blé, prairie ou façade deviennent des réservoirs de lumière où l’ocre, le citron et le jaune de chrome organisent la profondeur. Les différences d’épaisseur, de transparence et de matité empêchent la couleur de devenir décorative : elle reste une matière active.

Voir la reproduction
#046 Chrysanthèmes jaunes dans un pot de gingembre, Piet Mondrian, 1909, Huile sur toile

Piet Mondrian

Chrysanthèmes jaunes dans un pot de gingembre

Date1909 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

Dans « Chrysanthèmes jaunes dans un pot de gingembre », la couleur semble rayonner depuis la matière elle-même; elle donne au motif sa température et son rythme. Mondrian transforme progressivement le jaune de la lumière observée en plan autonome, l’un des éléments fondamentaux de son vocabulaire néoplastique. Fleur, blé, prairie ou façade deviennent des réservoirs de lumière où l’ocre, le citron et le jaune de chrome organisent la profondeur. Les ocres et les tons citron ne jouent pas le même rôle; leur alternance construit à la fois l’espace et l’intensité émotionnelle.

Voir la reproduction
#047 La plaine de Veneux-Nadon, Alfred Sisley, 1881, huile sur toile

Alfred Sisley

La plaine de Veneux-Nadon

Date1881 Techniquehuile sur toile Dimensions50.5 x 65.3 cm CollectionMusée des beaux-arts de Montréal

« La plaine de Veneux-Nadon » montre que le jaune peut être simultanément lumière, volume et signe, sans perdre la densité propre à l’huile. Sisley module les jaunes avec des bleus, des ocres et des gris afin de rendre la saison, la distance et la lumière atmosphérique. Fleur, blé, prairie ou façade deviennent des réservoirs de lumière où l’ocre, le citron et le jaune de chrome organisent la profondeur. Le contraste avec les bleus, les violets ou les noirs révèle combien cette clarté dépend de tout l’accord chromatique.

Voir la reproduction
#048 Le Pont à Sèvres, Alfred Sisley, 1877, huile sur toile

Alfred Sisley

Le Pont à Sèvres

Date1877 Techniquehuile sur toile Dimensions38 x 46 cm CollectionGalerie nationale de Prague

Alfred Sisley organise « Le Pont à Sèvres » autour d’un jaune qui attire d’abord l’œil avant de redistribuer la perception des autres couleurs. Sisley module les jaunes avec des bleus, des ocres et des gris afin de rendre la saison, la distance et la lumière atmosphérique. Fleur, blé, prairie ou façade deviennent des réservoirs de lumière où l’ocre, le citron et le jaune de chrome organisent la profondeur. La lenteur de l’huile permet ici des reprises et des superpositions qui donnent au jaune une profondeur impossible à réduire à un seul pigment.

Voir la reproduction
#049 L’Inondation à Port-Marly, Alfred Sisley, 1876, huile sur toile

Alfred Sisley

L’Inondation à Port-Marly

Date1876 Techniquehuile sur toile DimensionsDimensions non précisées CollectionMusée d’Orsay, Paris

Dans « L’Inondation à Port-Marly », le jaune n’accompagne pas seulement le sujet : il détermine le parcours du regard et l’équilibre des masses. Sisley module les jaunes avec des bleus, des ocres et des gris afin de rendre la saison, la distance et la lumière atmosphérique. Fleur, blé, prairie ou façade deviennent des réservoirs de lumière où l’ocre, le citron et le jaune de chrome organisent la profondeur. Les différences d’épaisseur, de transparence et de matité empêchent la couleur de devenir décorative : elle reste une matière active.

Voir la reproduction
#050 L'Église de Moret après la pluie, Alfred Sisley, 1894, huile sur toile

Alfred Sisley

L'Église de Moret après la pluie

Date1894 Techniquehuile sur toile Dimensions73 x 60.5 cm CollectionDetroit Institute of Arts

« L'Église de Moret après la pluie » fait du jaune une profondeur sensible, capable d’avancer dans la lumière puis de se retirer dans les ombres. Sisley module les jaunes avec des bleus, des ocres et des gris afin de rendre la saison, la distance et la lumière atmosphérique. Fleur, blé, prairie ou façade deviennent des réservoirs de lumière où l’ocre, le citron et le jaune de chrome organisent la profondeur. Les ocres et les tons citron ne jouent pas le même rôle; leur alternance construit à la fois l’espace et l’intensité émotionnelle.

Voir la reproduction
#051 Vente de melons, Joaquín Sorolla, 1890, huile sur toile

Joaquín Sorolla

Vente de melons

Date1890 Techniquehuile sur toile DimensionsDimensions non précisées CollectionCollection particulière

Le premier impact de « Vente de melons » vient de la diversité de ses jaunes, construits par voisinages plutôt que par une teinte uniforme. Sorolla fait circuler les jaunes entre soleil, terre et étoffes; la couleur traduit une lumière mobile plus qu’une surface locale. Fleur, blé, prairie ou façade deviennent des réservoirs de lumière où l’ocre, le citron et le jaune de chrome organisent la profondeur. Le contraste avec les bleus, les violets ou les noirs révèle combien cette clarté dépend de tout l’accord chromatique.

Voir la reproduction
#052 Vendanges à Jerez, Joaquín Sorolla, 1914, huile sur toile

Joaquín Sorolla

Vendanges à Jerez

Date1914 Techniquehuile sur toile DimensionsDimensions non précisées CollectionCollection particulière

Dans cette huile, Joaquín Sorolla transforme le jaune en charnière entre matière picturale, lumière et espace représenté. Sorolla fait circuler les jaunes entre soleil, terre et étoffes; la couleur traduit une lumière mobile plus qu’une surface locale. Fleur, blé, prairie ou façade deviennent des réservoirs de lumière où l’ocre, le citron et le jaune de chrome organisent la profondeur. La lenteur de l’huile permet ici des reprises et des superpositions qui donnent au jaune une profondeur impossible à réduire à un seul pigment.

Voir la reproduction
#053 Les Foins, Jules Bastien-Lepage, 1877, huile sur toile

Jules Bastien-Lepage

Les Foins

Date1877 Techniquehuile sur toile DimensionsDimensions non précisées CollectionMusée d’Orsay, Paris

Le jaune de « Les Foins » agit par écarts : plus vif contre les ombres, plus terreux dans les passages et plus lumineux au foyer de la composition. Jules Bastien-Lepage donne au jaune une fonction structurelle : il règle la profondeur, active les contrastes et relie les formes sans uniformiser la surface. Fleur, blé, prairie ou façade deviennent des réservoirs de lumière où l’ocre, le citron et le jaune de chrome organisent la profondeur. Les différences d’épaisseur, de transparence et de matité empêchent la couleur de devenir décorative : elle reste une matière active.

Voir la reproduction
#054 Arearea, Paul Gauguin, 1892, huile sur toile

Paul Gauguin

Arearea

Date1892 Techniquehuile sur toile DimensionsDimensions non précisées CollectionMusée d’Orsay, Paris

Dans « Arearea », la couleur semble rayonner depuis la matière elle-même; elle donne au motif sa température et son rythme. Gauguin cerne ses jaunes en aplats francs; la lumière réelle devient une couleur mentale qui unit paysage, croyance et décor. Fleur, blé, prairie ou façade deviennent des réservoirs de lumière où l’ocre, le citron et le jaune de chrome organisent la profondeur. Les ocres et les tons citron ne jouent pas le même rôle; leur alternance construit à la fois l’espace et l’intensité émotionnelle.

Voir la reproduction
#055 Le Char d’Apollon, Odilon Redon, vers 1912, huile sur toile

Odilon Redon

Le Char d’Apollon

Datevers 1912 Techniquehuile sur toile DimensionsDimensions non précisées CollectionMusée d’Orsay, Paris

« Le Char d’Apollon » montre que le jaune peut être simultanément lumière, volume et signe, sans perdre la densité propre à l’huile. Odilon Redon donne au jaune une fonction structurelle : il règle la profondeur, active les contrastes et relie les formes sans uniformiser la surface. Fleur, blé, prairie ou façade deviennent des réservoirs de lumière où l’ocre, le citron et le jaune de chrome organisent la profondeur. Le contraste avec les bleus, les violets ou les noirs révèle combien cette clarté dépend de tout l’accord chromatique.

Voir la reproduction
#056 Femmes au puits, Paul Signac, 1892, huile sur toile

Paul Signac

Femmes au puits

Date1892 Techniquehuile sur toile DimensionsDimensions non précisées CollectionMusée d’Orsay, Paris

Paul Signac organise « Femmes au puits » autour d’un jaune qui attire d’abord l’œil avant de redistribuer la perception des autres couleurs. Paul Signac donne au jaune une fonction structurelle : il règle la profondeur, active les contrastes et relie les formes sans uniformiser la surface. Fleur, blé, prairie ou façade deviennent des réservoirs de lumière où l’ocre, le citron et le jaune de chrome organisent la profondeur. La lenteur de l’huile permet ici des reprises et des superpositions qui donnent au jaune une profondeur impossible à réduire à un seul pigment.

Voir la reproduction
#057 La Maison du pendu, Auvers-sur-Oise, Paul Cézanne, 1873, huile sur toile

Paul Cézanne

La Maison du pendu, Auvers-sur-Oise

Date1873 Techniquehuile sur toile DimensionsDimensions non précisées CollectionMusée d’Orsay, Paris

Dans « La Maison du pendu, Auvers-sur-Oise », le jaune n’accompagne pas seulement le sujet : il détermine le parcours du regard et l’équilibre des masses. Cézanne construit ses jaunes par petites reprises qui pèsent les objets et les plans; la lumière devient une architecture. Fleur, blé, prairie ou façade deviennent des réservoirs de lumière où l’ocre, le citron et le jaune de chrome organisent la profondeur. Les différences d’épaisseur, de transparence et de matité empêchent la couleur de devenir décorative : elle reste une matière active.

Voir la reproduction
#058 Rideau, cruchon et compotier, Paul Cézanne, 1893, peinture à l'huile

Paul Cézanne

Rideau, cruchon et compotier

Date1893 Techniquepeinture à l'huile Dimensions59 x 72.4 cm CollectionWhitney Museum of American Art

« Rideau, cruchon et compotier » fait du jaune une profondeur sensible, capable d’avancer dans la lumière puis de se retirer dans les ombres. Cézanne construit ses jaunes par petites reprises qui pèsent les objets et les plans; la lumière devient une architecture. Fleur, blé, prairie ou façade deviennent des réservoirs de lumière où l’ocre, le citron et le jaune de chrome organisent la profondeur. Les ocres et les tons citron ne jouent pas le même rôle; leur alternance construit à la fois l’espace et l’intensité émotionnelle.

Voir la reproduction
#059 Spring, Arthur Streeton, 1890, huile sur toile sur contreplaqué

Arthur Streeton

Spring

Date1890 Techniquehuile sur toile sur contreplaqué Dimensions81.4 × 152.6 cm CollectionNational Gallery of Victoria, Melbourne

Le premier impact de « Spring » vient de la diversité de ses jaunes, construits par voisinages plutôt que par une teinte uniforme. Arthur Streeton donne au jaune une fonction structurelle : il règle la profondeur, active les contrastes et relie les formes sans uniformiser la surface. Fleur, blé, prairie ou façade deviennent des réservoirs de lumière où l’ocre, le citron et le jaune de chrome organisent la profondeur. Le contraste avec les bleus, les violets ou les noirs révèle combien cette clarté dépend de tout l’accord chromatique.

Voir la reproduction
#060 Bassin de Charles Quint à l’Alcázar de Séville, Joaquín Sorolla, 1910, huile sur toile

Joaquín Sorolla

Bassin de Charles Quint à l’Alcázar de Séville

Date1910 Techniquehuile sur toile DimensionsDimensions non précisées CollectionCollection particulière

Dans cette huile, Joaquín Sorolla transforme le jaune en charnière entre matière picturale, lumière et espace représenté. Sorolla fait circuler les jaunes entre soleil, terre et étoffes; la couleur traduit une lumière mobile plus qu’une surface locale. Fleur, blé, prairie ou façade deviennent des réservoirs de lumière où l’ocre, le citron et le jaune de chrome organisent la profondeur. La lenteur de l’huile permet ici des reprises et des superpositions qui donnent au jaune une profondeur impossible à réduire à un seul pigment.

Voir la reproduction
IV

61—80

L’or, l’ocre et la lumière symbolique

Avant d’être une couleur moderne, le jaune fut terre, halo et éclat sacré. Les ocres de Bosch, Moreau, Goya ou Dalí font de la clarté un langage spirituel et mental.
#061 Orphée, Gustave Moreau, 1865, huile sur bois

Gustave Moreau

Orphée

Date1865 Techniquehuile sur bois DimensionsDimensions non précisées CollectionMusée d’Orsay, Paris

Le jaune de « Orphée » agit par écarts : plus vif contre les ombres, plus terreux dans les passages et plus lumineux au foyer de la composition. Moreau concentre l’or et l’ocre autour de la vision poétique; la matière brillante transforme la scène en apparition. Le jaune dialogue ici avec l’or, la terre et le sacré; il peut rendre une apparition, une clarté ancienne ou un silence inquiétant. Les différences d’épaisseur, de transparence et de matité empêchent la couleur de devenir décorative : elle reste une matière active.

Voir la reproduction
#062 L’Épiphanie, Jérôme Bosch, vers 1494, huile sur panneaux

Jérôme Bosch

L’Épiphanie

Datevers 1494 Techniquehuile sur panneaux DimensionsDimensions non précisées CollectionMuseo Nacional del Prado, Madrid

Dans « L’Épiphanie », la couleur semble rayonner depuis la matière elle-même; elle donne au motif sa température et son rythme. Jérôme Bosch donne au jaune une fonction structurelle : il règle la profondeur, active les contrastes et relie les formes sans uniformiser la surface. Le jaune dialogue ici avec l’or, la terre et le sacré; il peut rendre une apparition, une clarté ancienne ou un silence inquiétant. Les ocres et les tons citron ne jouent pas le même rôle; leur alternance construit à la fois l’espace et l’intensité émotionnelle.

Voir la reproduction
#063 La Trinité, El Greco, 1577–1579, huile sur toile

El Greco

La Trinité

Date1577–1579 Techniquehuile sur toile DimensionsDimensions non précisées CollectionMuseo Nacional del Prado, Madrid

« La Trinité » montre que le jaune peut être simultanément lumière, volume et signe, sans perdre la densité propre à l’huile. El Greco donne au jaune une fonction structurelle : il règle la profondeur, active les contrastes et relie les formes sans uniformiser la surface. Le jaune dialogue ici avec l’or, la terre et le sacré; il peut rendre une apparition, une clarté ancienne ou un silence inquiétant. Le contraste avec les bleus, les violets ou les noirs révèle combien cette clarté dépend de tout l’accord chromatique.

Voir la reproduction
#064 Écho et Narcisse, John William Waterhouse, 1903, huile sur toile

John William Waterhouse

Écho et Narcisse

Date1903 Techniquehuile sur toile DimensionsDimensions non précisées CollectionWalker Art Gallery, Liverpool

John William Waterhouse organise « Écho et Narcisse » autour d’un jaune qui attire d’abord l’œil avant de redistribuer la perception des autres couleurs. Waterhouse répartit les jaunes entre chair, fleurs et lumière végétale; la couleur adoucit le récit tout en guidant précisément le regard. Le jaune dialogue ici avec l’or, la terre et le sacré; il peut rendre une apparition, une clarté ancienne ou un silence inquiétant. La lenteur de l’huile permet ici des reprises et des superpositions qui donnent au jaune une profondeur impossible à réduire à un seul pigment.

Voir la reproduction
#065 Ophélie au bord de l’étang, John William Waterhouse, 1894, huile sur toile

John William Waterhouse

Ophélie au bord de l’étang

Date1894 Techniquehuile sur toile DimensionsDimensions non précisées CollectionCollection particulière

Dans « Ophélie au bord de l’étang », le jaune n’accompagne pas seulement le sujet : il détermine le parcours du regard et l’équilibre des masses. Waterhouse répartit les jaunes entre chair, fleurs et lumière végétale; la couleur adoucit le récit tout en guidant précisément le regard. Le jaune dialogue ici avec l’or, la terre et le sacré; il peut rendre une apparition, une clarté ancienne ou un silence inquiétant. Les différences d’épaisseur, de transparence et de matité empêchent la couleur de devenir décorative : elle reste une matière active.

Voir la reproduction
#066 Doux été, John William Waterhouse, 1912, huile sur toile

John William Waterhouse

Doux été

Date1912 Techniquehuile sur toile DimensionsDimensions non précisées CollectionCollection particulière

« Doux été » fait du jaune une profondeur sensible, capable d’avancer dans la lumière puis de se retirer dans les ombres. Waterhouse répartit les jaunes entre chair, fleurs et lumière végétale; la couleur adoucit le récit tout en guidant précisément le regard. Le jaune dialogue ici avec l’or, la terre et le sacré; il peut rendre une apparition, une clarté ancienne ou un silence inquiétant. Les ocres et les tons citron ne jouent pas le même rôle; leur alternance construit à la fois l’espace et l’intensité émotionnelle.

Voir la reproduction
#067 Balayé par le vent, John William Waterhouse, vers 1900, huile sur toile

John William Waterhouse

Balayé par le vent

Datevers 1900 Techniquehuile sur toile DimensionsDimensions non précisées CollectionCollection particulière

Le premier impact de « Balayé par le vent » vient de la diversité de ses jaunes, construits par voisinages plutôt que par une teinte uniforme. Waterhouse répartit les jaunes entre chair, fleurs et lumière végétale; la couleur adoucit le récit tout en guidant précisément le regard. Le jaune dialogue ici avec l’or, la terre et le sacré; il peut rendre une apparition, une clarté ancienne ou un silence inquiétant. Le contraste avec les bleus, les violets ou les noirs révèle combien cette clarté dépend de tout l’accord chromatique.

Voir la reproduction
#068 Vue du jardin de la villa Médicis à Rome, Diego Velázquez, vers 1630, huile sur toile

Diego Velázquez

Vue du jardin de la villa Médicis à Rome

Datevers 1630 Techniquehuile sur toile DimensionsDimensions non précisées CollectionMuseo Nacional del Prado, Madrid

Dans cette huile, Diego Velázquez transforme le jaune en charnière entre matière picturale, lumière et espace représenté. Diego Velázquez donne au jaune une fonction structurelle : il règle la profondeur, active les contrastes et relie les formes sans uniformiser la surface. Le jaune dialogue ici avec l’or, la terre et le sacré; il peut rendre une apparition, une clarté ancienne ou un silence inquiétant. La lenteur de l’huile permet ici des reprises et des superpositions qui donnent au jaune une profondeur impossible à réduire à un seul pigment.

Voir la reproduction
#069 Les Trois Grâces, Pierre Paul Rubens, 1630–1635, huile sur panneau de chêne

Pierre Paul Rubens

Les Trois Grâces

Date1630–1635 Techniquehuile sur panneau de chêne DimensionsDimensions non précisées CollectionMuseo Nacional del Prado, Madrid

Le jaune de « Les Trois Grâces » agit par écarts : plus vif contre les ombres, plus terreux dans les passages et plus lumineux au foyer de la composition. Pierre Paul Rubens donne au jaune une fonction structurelle : il règle la profondeur, active les contrastes et relie les formes sans uniformiser la surface. Le jaune dialogue ici avec l’or, la terre et le sacré; il peut rendre une apparition, une clarté ancienne ou un silence inquiétant. Les différences d’épaisseur, de transparence et de matité empêchent la couleur de devenir décorative : elle reste une matière active.

Voir la reproduction
#070 The Stages of Life, Caspar David Friedrich, ca. 1835, Huile sur toile

Caspar David Friedrich

The Stages of Life

Dateca. 1835 TechniqueHuile sur toile Dimensions72.5 × 94 cm CollectionMuseum der bildenden Künste, Leipzig

Dans « The Stages of Life », la couleur semble rayonner depuis la matière elle-même; elle donne au motif sa température et son rythme. Caspar David Friedrich donne au jaune une fonction structurelle : il règle la profondeur, active les contrastes et relie les formes sans uniformiser la surface. Le jaune dialogue ici avec l’or, la terre et le sacré; il peut rendre une apparition, une clarté ancienne ou un silence inquiétant. Les ocres et les tons citron ne jouent pas le même rôle; leur alternance construit à la fois l’espace et l’intensité émotionnelle.

Voir la reproduction
#071 Woman at a Window, Caspar David Friedrich, 1822, Huile sur toile

Caspar David Friedrich

Woman at a Window

Date1822 TechniqueHuile sur toile Dimensions44 × 37 cm CollectionAlte Nationalgalerie, Berlin

« Woman at a Window » montre que le jaune peut être simultanément lumière, volume et signe, sans perdre la densité propre à l’huile. Caspar David Friedrich donne au jaune une fonction structurelle : il règle la profondeur, active les contrastes et relie les formes sans uniformiser la surface. Le jaune dialogue ici avec l’or, la terre et le sacré; il peut rendre une apparition, une clarté ancienne ou un silence inquiétant. Le contraste avec les bleus, les violets ou les noirs révèle combien cette clarté dépend de tout l’accord chromatique.

Voir la reproduction
#072 Cross in the Mountains (Tetschen Altar), Caspar David Friedrich, 1807–1808, Huile sur toile

Caspar David Friedrich

Cross in the Mountains (Tetschen Altar)

Date1807–1808 TechniqueHuile sur toile Dimensions115 × 110.5 cm CollectionGalerie Neue Meister, Dresden

Caspar David Friedrich organise « Cross in the Mountains (Tetschen Altar) » autour d’un jaune qui attire d’abord l’œil avant de redistribuer la perception des autres couleurs. Caspar David Friedrich donne au jaune une fonction structurelle : il règle la profondeur, active les contrastes et relie les formes sans uniformiser la surface. Le jaune dialogue ici avec l’or, la terre et le sacré; il peut rendre une apparition, une clarté ancienne ou un silence inquiétant. La lenteur de l’huile permet ici des reprises et des superpositions qui donnent au jaune une profondeur impossible à réduire à un seul pigment.

Voir la reproduction
#073 The Balcony Room, Adolph Menzel, 1845, Huile sur toile

Adolph Menzel

The Balcony Room

Date1845 TechniqueHuile sur toile Dimensions58 × 47 cm CollectionAlte Nationalgalerie, Berlin

Dans « The Balcony Room », le jaune n’accompagne pas seulement le sujet : il détermine le parcours du regard et l’équilibre des masses. Adolph Menzel donne au jaune une fonction structurelle : il règle la profondeur, active les contrastes et relie les formes sans uniformiser la surface. Le jaune dialogue ici avec l’or, la terre et le sacré; il peut rendre une apparition, une clarté ancienne ou un silence inquiétant. Les différences d’épaisseur, de transparence et de matité empêchent la couleur de devenir décorative : elle reste une matière active.

Voir la reproduction
#074 Un enterrement à Ornans, Gustave Courbet, 1849–1850, huile sur toile

Gustave Courbet

Un enterrement à Ornans

Date1849–1850 Techniquehuile sur toile DimensionsDimensions non précisées CollectionMusée d’Orsay, Paris

« Un enterrement à Ornans » fait du jaune une profondeur sensible, capable d’avancer dans la lumière puis de se retirer dans les ombres. Gustave Courbet donne au jaune une fonction structurelle : il règle la profondeur, active les contrastes et relie les formes sans uniformiser la surface. Le jaune dialogue ici avec l’or, la terre et le sacré; il peut rendre une apparition, une clarté ancienne ou un silence inquiétant. Les ocres et les tons citron ne jouent pas le même rôle; leur alternance construit à la fois l’espace et l’intensité émotionnelle.

Voir la reproduction
#075 Aveugle à la guitare, Francisco de Goya, 1778, huile sur toile

Francisco de Goya

Aveugle à la guitare

Date1778 Techniquehuile sur toile DimensionsDimensions non précisées CollectionMuseo Nacional del Prado, Madrid

Le premier impact de « Aveugle à la guitare » vient de la diversité de ses jaunes, construits par voisinages plutôt que par une teinte uniforme. Francisco de Goya donne au jaune une fonction structurelle : il règle la profondeur, active les contrastes et relie les formes sans uniformiser la surface. Le jaune dialogue ici avec l’or, la terre et le sacré; il peut rendre une apparition, une clarté ancienne ou un silence inquiétant. Le contraste avec les bleus, les violets ou les noirs révèle combien cette clarté dépend de tout l’accord chromatique.

Voir la reproduction
#076 Le Pauvre Pêcheur, Pierre Puvis de Chavannes, 1881, huile sur toile

Pierre Puvis de Chavannes

Le Pauvre Pêcheur

Date1881 Techniquehuile sur toile DimensionsDimensions non précisées CollectionMusée d’Orsay, Paris

Dans cette huile, Pierre Puvis de Chavannes transforme le jaune en charnière entre matière picturale, lumière et espace représenté. Pierre Puvis de Chavannes donne au jaune une fonction structurelle : il règle la profondeur, active les contrastes et relie les formes sans uniformiser la surface. Le jaune dialogue ici avec l’or, la terre et le sacré; il peut rendre une apparition, une clarté ancienne ou un silence inquiétant. La lenteur de l’huile permet ici des reprises et des superpositions qui donnent au jaune une profondeur impossible à réduire à un seul pigment.

Voir la reproduction
#077 Jeunes Filles au bord de la mer, Pierre Puvis de Chavannes, 1879, huile sur toile

Pierre Puvis de Chavannes

Jeunes Filles au bord de la mer

Date1879 Techniquehuile sur toile DimensionsDimensions non précisées CollectionMusée d’Orsay, Paris

Le jaune de « Jeunes Filles au bord de la mer » agit par écarts : plus vif contre les ombres, plus terreux dans les passages et plus lumineux au foyer de la composition. Pierre Puvis de Chavannes donne au jaune une fonction structurelle : il règle la profondeur, active les contrastes et relie les formes sans uniformiser la surface. Le jaune dialogue ici avec l’or, la terre et le sacré; il peut rendre une apparition, une clarté ancienne ou un silence inquiétant. Les différences d’épaisseur, de transparence et de matité empêchent la couleur de devenir décorative : elle reste une matière active.

Voir la reproduction
#078 Autumnal Cannibalism, Salvador Dalí, 1936, Huile sur toile

Salvador Dalí

Autumnal Cannibalism

Date1936 TechniqueHuile sur toile Dimensions65.07 × 65.07 cm CollectionTate Modern, London

Dans « Autumnal Cannibalism », la couleur semble rayonner depuis la matière elle-même; elle donne au motif sa température et son rythme. Dalí donne aux jaunes secs et aux ocres une clarté minérale qui rend ses espaces imaginaires plus précis, plus vastes et plus inquiétants. Le jaune dialogue ici avec l’or, la terre et le sacré; il peut rendre une apparition, une clarté ancienne ou un silence inquiétant. Les ocres et les tons citron ne jouent pas le même rôle; leur alternance construit à la fois l’espace et l’intensité émotionnelle.

Voir l’œuvre dans la collection
#079 Geopoliticus Child Watching the Birth of the New Man, Salvador Dalí, 1943, Huile sur toile

Salvador Dalí

Geopoliticus Child Watching the Birth of the New Man

Date1943 TechniqueHuile sur toile Dimensions18 in x 20 1/2 in CollectionSalvador Dalí Museum, St. Petersburg, Florida

« Geopoliticus Child Watching the Birth of the New Man » montre que le jaune peut être simultanément lumière, volume et signe, sans perdre la densité propre à l’huile. Dalí donne aux jaunes secs et aux ocres une clarté minérale qui rend ses espaces imaginaires plus précis, plus vastes et plus inquiétants. Le jaune dialogue ici avec l’or, la terre et le sacré; il peut rendre une apparition, une clarté ancienne ou un silence inquiétant. Le contraste avec les bleus, les violets ou les noirs révèle combien cette clarté dépend de tout l’accord chromatique.

Voir l’œuvre dans la collection
#080 Face of the Great Masturbator, Salvador Dalí, 1929, Huile sur toile

Salvador Dalí

Face of the Great Masturbator

Date1929 TechniqueHuile sur toile Dimensions110 × 150 cm CollectionMuseo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, Madrid

Salvador Dalí organise « Face of the Great Masturbator » autour d’un jaune qui attire d’abord l’œil avant de redistribuer la perception des autres couleurs. Dalí donne aux jaunes secs et aux ocres une clarté minérale qui rend ses espaces imaginaires plus précis, plus vastes et plus inquiétants. Le jaune dialogue ici avec l’or, la terre et le sacré; il peut rendre une apparition, une clarté ancienne ou un silence inquiétant. La lenteur de l’huile permet ici des reprises et des superpositions qui donnent au jaune une profondeur impossible à réduire à un seul pigment.

Voir l’œuvre dans la collection
V

81—100

Le jaune moderne : signe, vibration et abstraction

Avec Kandinsky, Mondrian, Marc, Gorky et Motherwell, le jaune devient une force autonome : plan, centre, vibration, animal symbolique ou champ de tension.
#081 Petite peinture jaune (improvisation), Vassily Kandinsky, 1914, Huile sur toile

Vassily Kandinsky

Petite peinture jaune (improvisation)

Date1914 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

Dans « Petite peinture jaune (improvisation) », le jaune n’accompagne pas seulement le sujet : il détermine le parcours du regard et l’équilibre des masses. Pour Kandinsky, le jaune possède une énergie centrifuge. Il avance vers le regard, aiguise les formes et donne à la composition une tension presque sonore. La couleur agit comme une forme autonome — centre, intervalle, vibration ou énergie — et non comme le simple nom d’un objet. Les différences d’épaisseur, de transparence et de matité empêchent la couleur de devenir décorative : elle reste une matière active.

Voir la reproduction
#082 Accompagnement jaune, Vassily Kandinsky, 1924, Huile sur toile

Vassily Kandinsky

Accompagnement jaune

Date1924 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

« Accompagnement jaune » fait du jaune une profondeur sensible, capable d’avancer dans la lumière puis de se retirer dans les ombres. Pour Kandinsky, le jaune possède une énergie centrifuge. Il avance vers le regard, aiguise les formes et donne à la composition une tension presque sonore. La couleur agit comme une forme autonome — centre, intervalle, vibration ou énergie — et non comme le simple nom d’un objet. Les ocres et les tons citron ne jouent pas le même rôle; leur alternance construit à la fois l’espace et l’intensité émotionnelle.

Voir la reproduction
#083 Petit Jaune, Vassily Kandinsky, 1926, Huile sur toile

Vassily Kandinsky

Petit Jaune

Date1926 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

Le premier impact de « Petit Jaune » vient de la diversité de ses jaunes, construits par voisinages plutôt que par une teinte uniforme. Pour Kandinsky, le jaune possède une énergie centrifuge. Il avance vers le regard, aiguise les formes et donne à la composition une tension presque sonore. La couleur agit comme une forme autonome — centre, intervalle, vibration ou énergie — et non comme le simple nom d’un objet. Le contraste avec les bleus, les violets ou les noirs révèle combien cette clarté dépend de tout l’accord chromatique.

Voir la reproduction
#084 Centre jaune, Vassily Kandinsky, 1926, Huile sur toile

Vassily Kandinsky

Centre jaune

Date1926 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

Dans cette huile, Vassily Kandinsky transforme le jaune en charnière entre matière picturale, lumière et espace représenté. Pour Kandinsky, le jaune possède une énergie centrifuge. Il avance vers le regard, aiguise les formes et donne à la composition une tension presque sonore. La couleur agit comme une forme autonome — centre, intervalle, vibration ou énergie — et non comme le simple nom d’un objet. La lenteur de l’huile permet ici des reprises et des superpositions qui donnent au jaune une profondeur impossible à réduire à un seul pigment.

Voir la reproduction
#085 bordure jaune, Vassily Kandinsky, 1930, Huile sur toile

Vassily Kandinsky

bordure jaune

Date1930 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

Le jaune de « bordure jaune » agit par écarts : plus vif contre les ombres, plus terreux dans les passages et plus lumineux au foyer de la composition. Pour Kandinsky, le jaune possède une énergie centrifuge. Il avance vers le regard, aiguise les formes et donne à la composition une tension presque sonore. La couleur agit comme une forme autonome — centre, intervalle, vibration ou énergie — et non comme le simple nom d’un objet. Les différences d’épaisseur, de transparence et de matité empêchent la couleur de devenir décorative : elle reste une matière active.

Voir la reproduction
#086 La Toile jaune, Vassily Kandinsky, 1938, Huile sur toile

Vassily Kandinsky

La Toile jaune

Date1938 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

Dans « La Toile jaune », la couleur semble rayonner depuis la matière elle-même; elle donne au motif sa température et son rythme. Pour Kandinsky, le jaune possède une énergie centrifuge. Il avance vers le regard, aiguise les formes et donne à la composition une tension presque sonore. La couleur agit comme une forme autonome — centre, intervalle, vibration ou énergie — et non comme le simple nom d’un objet. Les ocres et les tons citron ne jouent pas le même rôle; leur alternance construit à la fois l’espace et l’intensité émotionnelle.

Voir la reproduction
#087 Paysage avec champ jaune, Vassily Kandinsky, 1909, Huile sur toile

Vassily Kandinsky

Paysage avec champ jaune

Date1909 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

« Paysage avec champ jaune » montre que le jaune peut être simultanément lumière, volume et signe, sans perdre la densité propre à l’huile. Pour Kandinsky, le jaune possède une énergie centrifuge. Il avance vers le regard, aiguise les formes et donne à la composition une tension presque sonore. La couleur agit comme une forme autonome — centre, intervalle, vibration ou énergie — et non comme le simple nom d’un objet. Le contraste avec les bleus, les violets ou les noirs révèle combien cette clarté dépend de tout l’accord chromatique.

Voir la reproduction
#088 Composition en rouge, jaune et bleu, Piet Mondrian, 1921, Huile sur toile

Piet Mondrian

Composition en rouge, jaune et bleu

Date1921 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

Piet Mondrian organise « Composition en rouge, jaune et bleu » autour d’un jaune qui attire d’abord l’œil avant de redistribuer la perception des autres couleurs. Mondrian transforme progressivement le jaune de la lumière observée en plan autonome, l’un des éléments fondamentaux de son vocabulaire néoplastique. La couleur agit comme une forme autonome — centre, intervalle, vibration ou énergie — et non comme le simple nom d’un objet. La lenteur de l’huile permet ici des reprises et des superpositions qui donnent au jaune une profondeur impossible à réduire à un seul pigment.

Voir la reproduction
#089 Formes circulaires. Soleil, Lune, Robert Delaunay, 1913, Huile sur toile

Robert Delaunay

Formes circulaires. Soleil, Lune

Date1913 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

Dans « Formes circulaires. Soleil, Lune », le jaune n’accompagne pas seulement le sujet : il détermine le parcours du regard et l’équilibre des masses. Robert Delaunay donne au jaune une fonction structurelle : il règle la profondeur, active les contrastes et relie les formes sans uniformiser la surface. La couleur agit comme une forme autonome — centre, intervalle, vibration ou énergie — et non comme le simple nom d’un objet. Les différences d’épaisseur, de transparence et de matité empêchent la couleur de devenir décorative : elle reste une matière active.

Voir la reproduction
#090 Soleil, Tour, Avion, Robert Delaunay, 1913, Huile sur toile

Robert Delaunay

Soleil, Tour, Avion

Date1913 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

« Soleil, Tour, Avion » fait du jaune une profondeur sensible, capable d’avancer dans la lumière puis de se retirer dans les ombres. Robert Delaunay donne au jaune une fonction structurelle : il règle la profondeur, active les contrastes et relie les formes sans uniformiser la surface. La couleur agit comme une forme autonome — centre, intervalle, vibration ou énergie — et non comme le simple nom d’un objet. Les ocres et les tons citron ne jouent pas le même rôle; leur alternance construit à la fois l’espace et l’intensité émotionnelle.

Voir la reproduction
#091 Promenade ensoleillée, August Macke, 1913, Huile sur toile

August Macke

Promenade ensoleillée

Date1913 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

Le premier impact de « Promenade ensoleillée » vient de la diversité de ses jaunes, construits par voisinages plutôt que par une teinte uniforme. August Macke donne au jaune une fonction structurelle : il règle la profondeur, active les contrastes et relie les formes sans uniformiser la surface. La couleur agit comme une forme autonome — centre, intervalle, vibration ou énergie — et non comme le simple nom d’un objet. Le contraste avec les bleus, les violets ou les noirs révèle combien cette clarté dépend de tout l’accord chromatique.

Voir la reproduction
#092 Trois filles portant des chapeaux de paille jaunes, August Macke, 1913, Huile sur toile

August Macke

Trois filles portant des chapeaux de paille jaunes

Date1913 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

Dans cette huile, August Macke transforme le jaune en charnière entre matière picturale, lumière et espace représenté. August Macke donne au jaune une fonction structurelle : il règle la profondeur, active les contrastes et relie les formes sans uniformiser la surface. La couleur agit comme une forme autonome — centre, intervalle, vibration ou énergie — et non comme le simple nom d’un objet. La lenteur de l’huile permet ici des reprises et des superpositions qui donnent au jaune une profondeur impossible à réduire à un seul pigment.

Voir la reproduction
#093 Chemin ensoleillé, August Macke, 1913, Huile sur toile

August Macke

Chemin ensoleillé

Date1913 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

Le jaune de « Chemin ensoleillé » agit par écarts : plus vif contre les ombres, plus terreux dans les passages et plus lumineux au foyer de la composition. August Macke donne au jaune une fonction structurelle : il règle la profondeur, active les contrastes et relie les formes sans uniformiser la surface. La couleur agit comme une forme autonome — centre, intervalle, vibration ou énergie — et non comme le simple nom d’un objet. Les différences d’épaisseur, de transparence et de matité empêchent la couleur de devenir décorative : elle reste une matière active.

Voir la reproduction
#094 Les Petits Chevaux jaunes, Franz Marc, 1912, Huile sur toile

Franz Marc

Les Petits Chevaux jaunes

Date1912 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

Dans « Les Petits Chevaux jaunes », la couleur semble rayonner depuis la matière elle-même; elle donne au motif sa température et son rythme. Marc soustrait le jaune au naturalisme; appliqué à l’animal, il exprime une énergie lumineuse et un ordre symbolique du monde. La couleur agit comme une forme autonome — centre, intervalle, vibration ou énergie — et non comme le simple nom d’un objet. Les ocres et les tons citron ne jouent pas le même rôle; leur alternance construit à la fois l’espace et l’intensité émotionnelle.

Voir la reproduction
#095 Deux chats, bleu et jaune, Franz Marc, 1912, Huile sur toile

Franz Marc

Deux chats, bleu et jaune

Date1912 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

« Deux chats, bleu et jaune » montre que le jaune peut être simultanément lumière, volume et signe, sans perdre la densité propre à l’huile. Marc soustrait le jaune au naturalisme; appliqué à l’animal, il exprime une énergie lumineuse et un ordre symbolique du monde. La couleur agit comme une forme autonome — centre, intervalle, vibration ou énergie — et non comme le simple nom d’un objet. Le contraste avec les bleus, les violets ou les noirs révèle combien cette clarté dépend de tout l’accord chromatique.

Voir la reproduction
#096 Vaches Rouge Vert Jaune, Franz Marc, 1912, Huile sur toile

Franz Marc

Vaches Rouge Vert Jaune

Date1912 TechniqueHuile sur toile DimensionsDimensions originales précisées sur la fiche CollectionCollection de référence indiquée sur la fiche

Franz Marc organise « Vaches Rouge Vert Jaune » autour d’un jaune qui attire d’abord l’œil avant de redistribuer la perception des autres couleurs. Marc soustrait le jaune au naturalisme; appliqué à l’animal, il exprime une énergie lumineuse et un ordre symbolique du monde. La couleur agit comme une forme autonome — centre, intervalle, vibration ou énergie — et non comme le simple nom d’un objet. La lenteur de l’huile permet ici des reprises et des superpositions qui donnent au jaune une profondeur impossible à réduire à un seul pigment.

Voir la reproduction
#097 Argula, Arshile Gorky, 1938, Huile sur toile

Arshile Gorky

Argula

Date1938 TechniqueHuile sur toile Dimensions15 x 24" (38.1 x 61 cm) CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New York

Dans « Argula », le jaune n’accompagne pas seulement le sujet : il détermine le parcours du regard et l’équilibre des masses. Gorky fait du jaune un climat organique où signes, fragments de nature et mémoire se fondent dans une matière fluide. La couleur agit comme une forme autonome — centre, intervalle, vibration ou énergie — et non comme le simple nom d’un objet. Les différences d’épaisseur, de transparence et de matité empêchent la couleur de devenir décorative : elle reste une matière active.

Voir la reproduction
#098 Garden in Sochi, Arshile Gorky, 1941, Huile sur toile

Arshile Gorky

Garden in Sochi

Date1941 TechniqueHuile sur toile Dimensions44 1/4 x 62 1/4" (112.4 x 158.1 cm) CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New York

« Garden in Sochi » fait du jaune une profondeur sensible, capable d’avancer dans la lumière puis de se retirer dans les ombres. Gorky fait du jaune un climat organique où signes, fragments de nature et mémoire se fondent dans une matière fluide. La couleur agit comme une forme autonome — centre, intervalle, vibration ou énergie — et non comme le simple nom d’un objet. Les ocres et les tons citron ne jouent pas le même rôle; leur alternance construit à la fois l’espace et l’intensité émotionnelle.

Voir la reproduction
#099 The Little Spanish Prison, Robert Motherwell, 1941-44, Huile sur toile

Robert Motherwell

The Little Spanish Prison

Date1941-44 TechniqueHuile sur toile Dimensions27 1/4 x 17 1/8" (69.2 x 43.5 cm) CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New York

Le premier impact de « The Little Spanish Prison » vient de la diversité de ses jaunes, construits par voisinages plutôt que par une teinte uniforme. Motherwell confronte le jaune à des formes sombres et massives; l’écart entre lumière et enfermement donne au tableau sa tension. La couleur agit comme une forme autonome — centre, intervalle, vibration ou énergie — et non comme le simple nom d’un objet. Le contraste avec les bleus, les violets ou les noirs révèle combien cette clarté dépend de tout l’accord chromatique.

Voir l’œuvre dans la collection
#100 Personage, with Yellow Ochre and White, Robert Motherwell, 1947, Huile sur toile

Robert Motherwell

Personage, with Yellow Ochre and White

Date1947 TechniqueHuile sur toile Dimensions6' x 54" (182.8 x 137 cm) CollectionMuseum of Modern Art (MoMA), New York

Dans cette huile, Robert Motherwell transforme le jaune en charnière entre matière picturale, lumière et espace représenté. Motherwell confronte le jaune à des formes sombres et massives; l’écart entre lumière et enfermement donne au tableau sa tension. La couleur agit comme une forme autonome — centre, intervalle, vibration ou énergie — et non comme le simple nom d’un objet. La lenteur de l’huile permet ici des reprises et des superpositions qui donnent au jaune une profondeur impossible à réduire à un seul pigment.

Voir l’œuvre dans la collection

Matière de la couleur

Cinq jaunes qui ont transformé la peinture

Un jaune n’est jamais une idée pure. Son pouvoir couvrant, sa transparence, sa toxicité et sa résistance à la lumière déterminent le geste. L’ocre jaune donne des passages terreux et stables; l’orpiment offre un éclat chaud mais dangereux; le jaune de plomb et d’étain nourrit les lumières anciennes; le jaune de chrome bouleverse le XIXe siècle; le cadmium apporte une saturation dense et durable.

Les cent œuvres montrent ces stratégies dans l’huile : glacis ou empâtement, mélange avec le blanc, voisinage du violet, contraste avec le bleu, petit foyer ou champ continu. Regarder le jaune revient donc à observer simultanément une sensation, une chimie et une construction de l’espace.

Ocre jaune

Terre ferrugineuse stable, mate et couvrante, utilisée depuis les premières traditions picturales.

Orpiment

Sulfure d’arsenic très lumineux, ancien et toxique, délicat à associer à d’autres pigments.

Plomb-étain

Jaune opaque des peintres anciens, apprécié pour les lumières et les étoffes avant de tomber en désuétude.

Jaune de chrome

Brillant et couvrant, emblématique du XIXe siècle; certaines formulations peuvent foncer ou verdir avec le temps.

Jaune de cadmium

Dense, saturé et résistant; il élargit la palette moderne du citron à l’orangé.

Méthode de sélection

Un classement contrôlé œuvre par œuvre

01

Huile uniquement

Chaque entrée est une peinture originale à l’huile. Dessins, encres, pastels, aquarelles, gouaches, acryliques, estampes, photographies et peintures murales sont exclus.

02

Jaune réellement actif

La sélection combine mesure chromatique et contrôle visuel. Le jaune doit dominer une surface importante ou constituer le foyer qui donne au tableau son identité.

03

Images et liens vérifiés

Les cent images ont été testées individuellement. Le bouton Shopify est employé quand la reproduction existe; sinon, il mène à la collection institutionnelle.

Questions fréquentes

Regarder le jaune autrement

Pourquoi certains tableaux ne sont-ils pas entièrement jaunes ?

Une couleur peut définir une image sans en couvrir toute la surface. Le turban de Vermeer, l’animal de Franz Marc ou un plan de Mondrian devient le centre à partir duquel tout le reste est perçu.

Pourquoi certains jaunes paraissent-ils bruns ou orangés ?

Le jaune pictural passe par l’ocre, le chrome, le cadmium, le blanc et les glacis. L’éclairage, le vernis et le vieillissement modifient aussi sa perception.

Pourquoi Van Gogh, Matisse et Kandinsky sont-ils très présents ?

Ils en ont formulé trois usages décisifs : le jaune comme lumière matérielle, comme architecture de l’intérieur et comme force autonome de l’abstraction.

Pourquoi les tableaux à la feuille d’or sont-ils absents ?

Ce corpus est volontairement limité aux peintures à l’huile. Les œuvres dont l’effet repose sur la feuille d’or ou une technique mixte ont été exclues, même lorsqu’elles sont célèbres.

Comment les œuvres sont-elles classées ?

Les premières places combinent célébrité internationale, rôle historique du jaune et puissance visuelle. Les chapitres suivants élargissent le parcours sans répéter une œuvre ni une image.

Cent huiles, un jaune jamais identique

Des Tournesols de Van Gogh aux plans de Mondrian et aux vibrations de Kandinsky, la couleur change sans cesse de fonction : lumière, terre, symbole, tension ou espace mental.

0 تعليقات

اترك تعليقًا

يُرجى ملاحظة أنه يجب الموافقة على التعليقات قبل نشرها.