Le Temple d’Or d’Amritsar, estampe de Charles W. Bartlett

La nouvelle estampe japonaise, de Tokyo à Kyoto

Top 50 artistes du shin-hanga

Hasui fait tomber la neige, Yoshida traverse les continents et Shinsui remet une mèche de cheveux en place : cinquante artistes pour suivre le shin-hanga, ce mouvement qui modernisa l’estampe sans congédier les graveurs ni les imprimeurs.

Le shin-hanga, ou « nouvelle estampe », naît au début du XXe siècle autour d’éditeurs comme Watanabe Shōzaburō. Il conserve le travail collectif du dessinateur, du graveur et de l’imprimeur, mais introduit modelé, perspective, ombres et atmosphères empruntés à la peinture moderne.

Ce classement réunit le noyau tokyoïte, les ateliers de Kyoto et d’Osaka, les indépendants de la famille Yoshida et plusieurs artistes occidentaux ayant réellement travaillé avec les artisans japonais. Les derniers rangs montrent comment cet héritage se prolonge après 1945.

Kiyomizu à Yasugi sous la neige, œuvre de Kawase Hasui
1

Paysage · atelier Watanabe

Kawase Hasui

1883–1957 · Âge d’or du shin-hanga

Kiyomizu à Yasugi sous la neige

Hasui fit de la pluie, de la neige et du crépuscule les véritables personnages de ses paysages. Son Japon silencieux paraît ancien, mais il enregistra souvent des lieux au moment même où la modernisation les transformait.

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Le Pont de Kameido, œuvre de Hiroshi Yoshida
2

Paysage · atelier Yoshida

Hiroshi Yoshida

1876–1950 · Âge d’or du shin-hanga

Le Pont de Kameido

Grand voyageur, Yoshida appliqua la xylographie japonaise aux Alpes, au Grand Canyon comme aux temples du Japon. Il supervisait étroitement gravure et impression, au point de faire varier une même planche selon l’heure ou la lumière.

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Femme en vêtement d’été, œuvre de Hashiguchi Goyō
3

Bijin-ga · indépendant

Hashiguchi Goyō

1880–1921 · Âge d’or du shin-hanga

Femme en vêtement d’été

Goyō ne réalisa qu’un petit nombre d’estampes avant sa mort précoce, mais leur raffinement technique fixa un sommet du bijin-ga moderne. Cheveux, peau et étoffes y sont rendus avec une précision presque luxueuse.

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Femme au chauffe-pieds, œuvre de Itō Shinsui
4

Bijin-ga · atelier Watanabe

Itō Shinsui

1898–1972 · Âge d’or du shin-hanga

Femme au chauffe-pieds

Shinsui modernisa le portrait féminin sans rompre avec la peinture nihonga de son maître Kaburaki Kiyokata. Ses figures semblent calmes ; un reflet, une nuque ou un kimono suffit pourtant à installer tout un récit.

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Oiseaux parmi les roseaux, œuvre de Ohara Koson
5

Kachō-e · atelier Watanabe

Ohara Koson

1877–1945 · Âge d’or du shin-hanga

Oiseaux parmi les roseaux

Koson consacra des centaines de compositions aux oiseaux, fleurs et animaux. Ses sujets paraissent délicats, mais les diagonales, le vent et les silences nocturnes leur donnent souvent une tension très théâtrale.

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Pont sous la neige, œuvre de Takahashi Shōtei
6

Paysage · atelier Watanabe

Takahashi Shōtei

1871–1945 · Âge d’or du shin-hanga

Pont sous la neige

Shōtei fut l’un des premiers collaborateurs réguliers de Watanabe et adapta volontiers ses paysages aux formats destinés au marché occidental. Une grande partie de ses bois disparut dans l’incendie consécutif au séisme de 1923.

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La Côte de Morigasaki, œuvre de Tsuchiya Kōitsu
7

Paysage · atelier Watanabe

Tsuchiya Kōitsu

1870–1949 · Âge d’or du shin-hanga

La Côte de Morigasaki

Ancien élève de Kobayashi Kiyochika, Kōitsu entra tardivement dans le shin-hanga. Il transforma cette maturité en avantage : ses nuits humides, lanternes et reflets ont une sûreté atmosphérique immédiatement reconnaissable.

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Pluie à Shimbashi, œuvre de Kasamatsu Shirō
8

Paysage · Watanabe et Unsōdō

Kasamatsu Shirō

1898–1991 · Âge d’or du shin-hanga

Pluie à Shimbashi

Kasamatsu travailla d’abord avec Watanabe avant de rejoindre Unsōdō puis d’imprimer lui-même certaines œuvres. Son parcours relie ainsi le système collaboratif du shin-hanga à l’indépendance du sōsaku-hanga.

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Shizuka Gozen, œuvre de Natori Shunsen
9

Yakusha-e · atelier Watanabe

Natori Shunsen

1886–1960 · Âge d’or du shin-hanga

Shizuka Gozen

Shunsen ressuscita le portrait d’acteur à une époque où la photographie semblait devoir le rendre inutile. Ses gros plans donnent au maquillage kabuki une intensité psychologique que Sharaku aurait probablement reconnue.

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Femme se peignant les cheveux, œuvre de Torii Kotondo
10

Bijin-ga · atelier Watanabe

Torii Kotondo

1900–1976 · Âge d’or du shin-hanga

Femme se peignant les cheveux

Héritier de la longue école Torii, Kotondo ne conçut qu’un ensemble réduit de grandes estampes de beautés. Leur rareté, leurs aplats précis et leurs cadrages intimes en ont fait des icônes du shin-hanga.

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Bandō Mitsugorō VII dans Sannin-Katawa, œuvre de Yamamura Toyonari
11

Yakusha-e · atelier Watanabe

Yamamura Toyonari

1885–1942 · Âge d’or du shin-hanga

Bandō Mitsugorō VII dans Sannin-Katawa

Toyonari, également connu sous le nom de Kōka, combina portraits de théâtre et sens décoratif moderne. Ses acteurs sont moins pris dans l’action que saisis comme des présences sculpturales.

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Retour des funérailles, œuvre de Elizabeth Keith
12

Voyage · atelier Watanabe

Elizabeth Keith

1887–1956 · Âge d’or du shin-hanga

Retour des funérailles

L’Écossaise Elizabeth Keith découvrit la gravure en Asie et collabora avec Watanabe. Ses vues de Corée, de Chine et du Japon élargissent le shin-hanga au-delà de l’archipel, avec un regard sensible mais daté par son contexte colonial.

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Le Temple d’Or d’Amritsar, œuvre de Charles W. Bartlett
13

Voyage · atelier Watanabe

Charles W. Bartlett

1860–1940 · Âge d’or du shin-hanga

Le Temple d’Or d’Amritsar

Bartlett apporta à Watanabe ses aquarelles de voyage en Inde, à Ceylan et au Japon. Les artisans japonais traduisirent ses lavis en bois multiples, faisant du shin-hanga un langage réellement international.

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Neige matinale sur les bambous, œuvre de Lilian May Miller
14

Paysage · indépendante

Lilian May Miller

1895–1943 · Âge d’or du shin-hanga

Neige matinale sur les bambous

Née à Tokyo de parents américains, Miller peignait, gravait et imprimait elle-même plusieurs de ses planches. Cette maîtrise complète brouille avec bonheur la frontière entre shin-hanga collaboratif et estampe créative.

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Ebisu personnifié par une courtisane de Shimabara, œuvre de Paul Jacoulet
15

Portrait · indépendant

Paul Jacoulet

1902–1960 · Âge d’or du shin-hanga

Ebisu personnifié par une courtisane de Shimabara

Jacoulet dirigea un atelier japonais pour produire des portraits polychromes d’une virtuosité spectaculaire. Son œuvre voyage dans le Pacifique, tout en portant le regard exotisant et les ambiguïtés de son époque.

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Le Pavillon de la cloche du temple Heirin-ji, œuvre de Toshi Yoshida
16

Paysage · atelier Yoshida

Toshi Yoshida

1911–1995 · Entre-deux-guerres

Le Pavillon de la cloche du temple Heirin-ji

Fils de Hiroshi Yoshida, Toshi poursuivit le paysage naturaliste avant d’explorer l’abstraction après 1950. Son retour ultérieur aux animaux et aux monuments montre qu’un héritage peut être une base, non une cage.

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Beauté coréenne, œuvre de Yamakawa Shūhō
17

Bijin-ga · atelier Watanabe

Yamakawa Shūhō

1898–1944 · Entre-deux-guerres

Beauté coréenne

Shūhō conçut peu d’estampes, principalement des femmes en kimono aux contours nets et aux gestes retenus. Cette production limitée explique la rareté actuelle de ses images.

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Danse, œuvre de Kobayakawa Kiyoshi
18

Bijin-ga · modernité urbaine

Kobayakawa Kiyoshi

1899–1948 · Entre-deux-guerres

Danse

Kiyoshi représenta les femmes modernes de l’ère Shōwa : coiffures courtes, cigarettes et lumières de café. Le bijin-ga quitte chez lui le salon traditionnel pour entrer dans la ville électrique.

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Lueur du couchant à Tsukishima, œuvre de Itō Takashi
19

Paysage · atelier Watanabe

Itō Takashi

1894–1982 · Entre-deux-guerres

Lueur du couchant à Tsukishima

Takashi fournit à Watanabe des paysages conçus comme des poèmes de lumière. Plusieurs de ses estampes utilisent de vastes zones de brume ou de ciel, laissant au silence autant de place qu’au motif.

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Tokumaru, œuvre de Ishiwata Kōitsu
20

Paysage urbain · Shōbidō

Ishiwata Kōitsu

1897–1987 · Entre-deux-guerres

Tokumaru

Ishiwata Kōitsu s’attacha aux rues, faubourgs et canaux moins monumentaux que les sites célèbres. Ses effets de pluie et de lumière montrent la ville moderne sans lui retirer sa poésie.

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Plage au clair de lune, œuvre de Arai Yoshimune
21

Paysage nocturne · Hasegawa

Arai Yoshimune

1873–1945 · Entre-deux-guerres

Plage au clair de lune

Yoshimune est surtout connu par la série des Scènes nocturnes publiée par Hasegawa et Nishinomiya. Sa biographie reste lacunaire, mais ses lunes profondes ont survécu plus sûrement que les archives.

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Le Lac Biwa, œuvre de Shōda Kōhō
22

Paysage nocturne · Hasegawa

Shōda Kōhō

vers 1871–1946 · Entre-deux-guerres

Le Lac Biwa

Kōhō transforma ponts, pluies et silhouettes en petites scènes presque cinématographiques. Les renseignements sur sa vie sont rares, situation fréquente pour les artistes travaillant autour des éditeurs.

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Bateaux dans la lumière du couchant, œuvre de Itō Yūhan
23

Paysage · Hasegawa

Itō Yūhan

1882–1951 · Entre-deux-guerres

Bateaux dans la lumière du couchant

Yūhan est associé à des paysages sans contours noirs marqués, proches de l’aquarelle. Les dégradés délicats faisaient de chaque impression une démonstration du savoir-faire des imprimeurs.

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Oies sauvages et lune, œuvre de Itō Sōzan
24

Kachō-e · atelier Watanabe

Itō Sōzan

né en 1884 · Entre-deux-guerres

Oies sauvages et lune

Sōzan dessina pour Watanabe des oiseaux, fleurs et carpes avant que Koson ne domine ce secteur du catalogue. Les détails de sa vie restent incertains, contrairement à la finesse très concrète de ses compositions.

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Chiots dans le jardin impérial, œuvre de Miki Suizan
25

Bijin-ga · Kyoto

Miki Suizan

1883–1957 · Entre-deux-guerres

Chiots dans le jardin impérial

Suizan participa au renouveau de l’estampe à Kyoto avec des paysages et des beautés d’une élégance sobre. Ses images conservent la douceur du nihonga tout en profitant des textures du bois imprimé.

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Umegawa, héroïne du Courrier des enfers, œuvre de Kitano Tsunetomi
26

Bijin-ga · Osaka

Kitano Tsunetomi

1880–1947 · Entre-deux-guerres

Umegawa, héroïne du Courrier des enfers

Tsunetomi donna au bijin-ga d’Osaka une beauté plus sombre et psychologique que l’idéal tokyoïte. Ses héroïnes littéraires ont souvent l’air de savoir que l’histoire finira mal.

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Le Pirate, d’après Chikamatsu, œuvre de Noda Kyūhō
27

Bijin-ga · Osaka

Noda Kyūhō

1879–1971 · Entre-deux-guerres

Le Pirate, d’après Chikamatsu

Kyūhō travailla dans l’illustration, la peinture et l’estampe, notamment autour de figures féminines. Son graphisme élégant relie la presse moderne aux traditions narratives d’Osaka.

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Femme arrangeant ses cheveux, œuvre de Hirano Hakuhō
28

Bijin-ga · atelier Watanabe

Hirano Hakuhō

1879–1957 · Entre-deux-guerres

Femme arrangeant ses cheveux

Hakuhō compte parmi les premiers créateurs de beautés publiés par Watanabe. Ses rares feuilles associent silhouettes monumentales, peau subtilement modelée et motifs textiles précis.

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Ichikawa Sadanji III dans le rôle d’Ōboshi Yuranosuke, œuvre de Ōta Masamitsu
29

Yakusha-e · atelier Watanabe

Ōta Masamitsu

1892–1975 · Entre-deux-guerres

Ichikawa Sadanji III dans le rôle d’Ōboshi Yuranosuke

Masamitsu prolongea après-guerre la grande série de portraits d’acteurs initiée par Shunsen. Le théâtre changeait, mais le visage maquillé restait un laboratoire graphique inépuisable.

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Maiko, œuvre de Iwata Sentarō
30

Bijin-ga · illustration

Iwata Sentarō

1901–1974 · Entre-deux-guerres

Maiko

Illustrateur populaire, Sentarō adapta au bois gravé ses femmes aux lignes fluides. Ses images d’après-guerre montrent la continuité commerciale du bijin-ga bien après l’âge héroïque du mouvement.

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Femme vérifiant sa coiffure, œuvre de Shimura Tatsumi
31

Bijin-ga · après-guerre

Shimura Tatsumi

1907–1980 · Entre-deux-guerres

Femme vérifiant sa coiffure

Tatsumi venait de l’illustration et produisit après 1945 des portraits féminins raffinés pour les ateliers d’estampe. Ses compositions perpétuent le shin-hanga lorsque la mode artistique regardait déjà ailleurs.

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Véranda avec vue, œuvre de Komura Settai
32

Illustration · atelier Watanabe

Komura Settai

1887–1940 · Entre-deux-guerres

Véranda avec vue

Settai fut décorateur, illustrateur et concepteur de livres autant que créateur d’estampes. Ses silhouettes réduites et ses architectures nettes donnent à Edo une modernité presque graphique.

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Kon Chūsuke, œuvre de Kaburaki Kiyokata
33

Nihonga · cercle Watanabe

Kaburaki Kiyokata

1878–1972 · Entre-deux-guerres

Kon Chūsuke

Maître nihonga de Shinsui, Shūhō et Kasamatsu, Kiyokata forma une part essentielle de la généalogie du shin-hanga. Il produisit peu d’estampes, mais son enseignement en structure tout le versant féminin.

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La Geisha Hinazō, œuvre de Yoshikawa Kanpō
34

Yakusha-e · Kyoto

Yoshikawa Kanpō

1894–1979 · Entre-deux-guerres

La Geisha Hinazō

Kanpō renouvela à Kyoto le portrait d’acteur et documenta aussi les arts de la scène. Ses feuilles privilégient poses précises et couleurs franches plutôt que la caricature.

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Chūshingura au fil des douze mois, œuvre de Hasegawa Sadanobu III
35

Paysage et théâtre · Kyoto

Hasegawa Sadanobu III

1881–1963 · Écoles régionales et cercle élargi

Chūshingura au fil des douze mois

Troisième du nom, Sadanobu maintint à Kyoto une dynastie d’illustrateurs d’estampes. Ses maiko, paysages et scènes théâtrales rendent visible une tradition capable de se moderniser sans changer de signature.

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Clair de lune au temple Mii, œuvre de Asano Takeji
36

Paysage · Kyoto

Asano Takeji

1900–1998 · Écoles régionales et cercle élargi

Clair de lune au temple Mii

Asano travailla pour Unsōdō dans un cadre shin-hanga tout en gravant lui-même des œuvres liées au sōsaku-hanga. Ses paysages de Kyoto reposent sur des formes robustes et une météo très présente.

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Chats et papillon, œuvre de Tokuriki Tomikichirō
37

Paysage · Kyoto

Tokuriki Tomikichirō

1902–2000 · Écoles régionales et cercle élargi

Chats et papillon

Tokuriki appartenait à une famille d’artisans de Kyoto et connaissait chaque étape de l’impression. Il collabora avec des éditeurs tout en défendant l’autonomie créatrice, devenant un pont majeur entre deux mouvements.

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Sanctuaire Fushimi Inari, œuvre de Nomura Yoshimitsu
38

Paysage · Kyoto

Nomura Yoshimitsu

actif au XXe siècle · Écoles régionales et cercle élargi

Sanctuaire Fushimi Inari

Yoshimitsu est principalement connu par ses paysages de Kyoto publiés par Uchida. Les archives biographiques sont minces, mais les saisons, temples et jardins situent clairement son univers.

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Beauté au peigne en forme de lièvre, œuvre de Oda Tomiya
39

Bijin-ga · Osaka

Oda Tomiya

1896–après 1930 · Écoles régionales et cercle élargi

Beauté au peigne en forme de lièvre

Tomiya Oda appartient au milieu plus discret du shin-hanga d’Osaka. Ses portraits féminins associent dessin moderne et mise en page héritée des estampes de beautés.

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Juillet, de la série Nouvelles beautés de l’ukiyo-e, œuvre de Shima Seien
40

Bijin-ga · Osaka

Shima Seien

1892–1970 · Écoles régionales et cercle élargi

Juillet, de la série Nouvelles beautés de l’ukiyo-e

Seien s’imposa dans un monde de peinture dominé par les hommes et représenta parfois la fatigue ou les contraintes sociales derrière l’élégance féminine. Ses estampes prolongent ce regard sans le rendre décoratif.

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Oiseau et kakis, œuvre de Yoshimoto Gessō
41

Paysage · atelier Watanabe

Yoshimoto Gessō

1881–1936 · Écoles régionales et cercle élargi

Oiseau et kakis

Gessō collabora avec Watanabe au début du mouvement pour des paysages aux effets atmosphériques. Une grande partie de cette première production fut fragilisée par le séisme de 1923.

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Poissons rouges, œuvre de Komori Soseki
42

Kachō-e · atelier Watanabe

Komori Soseki

actif vers 1920–1930 · Écoles régionales et cercle élargi

Poissons rouges

Soseki est connu par un petit ensemble d’oiseaux et de fleurs publié par Watanabe. Le manque d’archives contraste avec la minutie des plumes, feuilles et mouvements d’eau.

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Oiseaux blancs dans un grenadier, le jour, œuvre de Fritz Capelari
43

Figure et paysage · atelier Watanabe

Fritz Capelari

1884–1950 · Écoles régionales et cercle élargi

Oiseaux blancs dans un grenadier, le jour

L’Autrichien Capelari rencontra Watanabe en 1915 et participa aux premières expérimentations du shin-hanga. Ses dessins aidèrent l’éditeur à tester la traduction d’un modelé occidental par la gravure japonaise.

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Porte pailou à Pékin, œuvre de Cyrus Leroy Baldridge
44

Voyage · atelier Watanabe

Cyrus Leroy Baldridge

1889–1977 · Écoles régionales et cercle élargi

Porte pailou à Pékin

Baldridge confia à Watanabe des dessins issus de ses voyages en Asie. Leur conversion en estampes illustre autant le cosmopolitisme du mouvement que le regard occidental de l’entre-deux-guerres.

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Le Mont Fuji au printemps vu de Miho, œuvre de Ishikawa Toraji
45

Paysage et figure · atelier Watanabe

Ishikawa Toraji

1875–1964 · Écoles régionales et cercle élargi

Le Mont Fuji au printemps vu de Miho

Peintre de formation occidentale, Toraji produisit avec Watanabe des paysages puis une célèbre série de femmes nues. Ombres, volumes et plein air y rencontrent la virtuosité des imprimeurs japonais.

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Feu et cerisiers, œuvre de Dōmoto Inshō
46

Nihonga · Kyoto

Dōmoto Inshō

1891–1975 · Écoles régionales et cercle élargi

Feu et cerisiers

Inshō fut une grande figure du nihonga de Kyoto et participa ponctuellement au renouveau de l’estampe. Son œuvre imprimée traduit les masses colorées de la peinture monumentale dans une échelle plus intime.

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Poissons rouges, œuvre de Fujio Yoshida
47

Paysage et fleurs · atelier Yoshida

Fujio Yoshida

1887–1987 · Héritage du mouvement

Poissons rouges

Fujio Yoshida exposa très tôt aux États-Unis avec Hiroshi, son époux, et développa ensuite de grandes études florales. Son rôle rappelle que l’atelier Yoshida fut aussi une entreprise familiale portée par plusieurs créatrices.

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Nikkō-den au musée de Hakone, œuvre de Hodaka Yoshida
48

Héritage Yoshida · modernité

Hodaka Yoshida

1926–1995 · Héritage du mouvement

Nikkō-den au musée de Hakone

Hodaka, fils de Hiroshi, s’éloigna du paysage naturaliste vers l’abstraction, la photographie et les textures urbaines. Il représente l’après-vie expérimentale du shin-hanga plutôt qu’une simple répétition familiale.

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Papillon A, œuvre de Chizuko Yoshida
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Héritage Yoshida · modernité

Chizuko Yoshida

1924–2017 · Héritage du mouvement

Papillon A

Chizuko combina abstraction colorée, motifs naturels et maîtrise de l’impression. Cofondatrice de l’Association des femmes artistes d’estampe, elle élargit l’héritage Yoshida à une modernité pleinement personnelle.

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Nénuphars, œuvre de Kamei Tōbei
50

Paysage · Kyoto

Kamei Tōbei

1901–1977 · Héritage du mouvement

Nénuphars

Artiste et éditeur de Kyoto, Kamei Tōbei conçut des vues de temples et de rues historiques. Sa double fonction rappelle que la frontière entre créateur, artisan et entrepreneur restait souvent poreuse.

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Une tradition relancée, pas empaillée

Le shin-hanga réussit un équilibre rare : préserver la virtuosité du bois gravé tout en regardant la ville moderne, le voyage et la lumière nouvelle. Ses meilleures feuilles ne copient pas l’ukiyo-e ; elles lui offrent un second souffle.

Explorer les estampes japonaises · Voir les 50 maîtres de l’ukiyo-e

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