Giverny · 1919–1920 · le jardin devient frise

Les Glycines de Monet : couleur, rythme et grandes décorations

Des guirlandes mauves et blanches descendent depuis le bord supérieur d’une toile longue de trois mètres. Il n’y a plus de sol, presque plus de profondeur : seulement une floraison suspendue, un air lilas et un rythme qui semble pouvoir continuer au-delà du cadre.

Avec les Glycines, Claude Monet ne peint pas un bouquet isolé. Il imagine un élément d’architecture picturale lié à son immense projet des Nymphéas : une frise aérienne destinée à envelopper le spectateur.

1919–1920Datation des deux panneaux du Marmottan
100 × 300 cmFormat de la grande version horizontale
1905Arceau de glycines installé sur le pont
2 toilesConservées au musée Marmottan Monet

L’essentiel en une minute

« Les Glycines » désigne un groupe de panneaux, pas une seule toile

Plusieurs versions subsistent dans des formats et des collections différents. La grande toile horizontale étudiée ici est l’une des deux Glycines de 100 × 300 cm conservées au musée Marmottan Monet.

La version du musée Marmottan Monet

Une guirlande traverse la partie supérieure de l’image puis descend surtout vers la droite. Le reste de la toile est occupé par une atmosphère laiteuse où les lilas, les gris bleutés, les verts d’eau et quelques accents orangés se mêlent sans horizon.

Artiste
Claude Monet
Titre
Glycines
Date
1919–1920
Technique
Huile sur toile
Dimensions
100 × 300 cm
Format
Frise horizontale
Collection
Musée Marmottan Monet
Provenance
Legs Michel Monet, 1966
Les Glycines de Claude Monet, panneau horizontal de 1919-1920
La floraison ne remplit pas uniformément la toile. Elle alterne densité et respiration, retombées verticales et longues zones pâles : c’est cette distribution qui transforme les fleurs en rythme.
Point capital : la version reproduite appartient au cycle tardif des grandes décorations. Elle ne doit pas être confondue avec une simple vue du jardin ni avec un unique « tableau des Glycines » : Monet a consacré plusieurs toiles à ce motif entre la fin des années 1910 et le début des années 1920.

Du jardin à l’architecture

Huit dates pour suivre la naissance des Glycines

Le motif végétal est ancien à Giverny, mais sa transformation en frise monumentale appartient aux dernières années de Monet.

1893Le jardin d’eau

Monet agrandit Giverny

Il acquiert une parcelle au-delà de la voie ferrée, détourne un bras de l’Epte et commence à construire le bassin qui nourrira ses recherches.

1899Premier cycle

Le pont japonais

Le pont et les nymphéas deviennent un motif majeur. L’espace reste lisible : arche, rives, eau et végétation conservent leurs places.

1905Le motif vivant

Un arceau de glycines

Monet fait installer sur le pont un support où grimpent des glycines importées de Chine et du Japon, aux grappes blanches et mauves.

1914Changement d’échelle

Les grandes décorations

Encouragé par Georges Clemenceau, Monet reprend le rêve d’un décor enveloppant consacré à l’eau, aux plantes et aux reflets.

1916Le troisième atelier

Peindre monumental

Un vaste atelier éclairé par le haut lui permet de travailler sur de grandes toiles montées sur des châssis et de les reprendre longuement.

1919–1920Les guirlandes

Les Glycines

Monet multiplie les panneaux consacrés au motif. Certains sont très allongés ; d’autres, proches du carré, déclinent la même idée de suspension.

1921–1922Le lieu change

De Biron à l’Orangerie

Le projet d’un pavillon dans le jardin de l’hôtel Biron est abandonné. L’Orangerie des Tuileries est retenue, avec une autre architecture.

1927Après Monet

Ouverture des salles

Les Nymphéas sont inaugurés dans les deux salles ovales. Les Glycines ne font pas partie de l’installation définitive.

Le motif réel

Une plante suspendue au-dessus de l’eau

La glycine fournit à Monet une structure différente de celle des nymphéas. Les fleurs ne flottent pas sur le bassin : elles tombent depuis le haut, en grappes et en courbes.

Pont japonais dans le jardin de Monet à Giverny
Le pont japonais à Giverny. Les plantations restaurées rappellent le principe d’un jardin construit comme une composition de formes et de couleurs. Photo : Donar Reiskoffer · Wikimedia Commons · CC BY-SA 3.0.

Pourquoi la glycine convient au décor

Son mouvement est déjà architectural. Une branche court horizontalement comme une corniche ; les grappes descendent comme des pendants ; les vides entre les fleurs laissent circuler l’air et la lumière.

1

Une ligne porteuse

La tige traverse la toile et fournit une ossature souple à la composition.

2

La gravité visible

Chaque grappe descend. Le regard est ramené du haut vers le centre sans jamais rencontrer de sol.

3

Des couleurs froides

Mauves, bleus et verts d’eau relient naturellement les fleurs à l’atmosphère du bassin.

4

Une origine japonaise

Le motif prolonge le goût de Monet pour les plantes venues d’Asie et pour les cadrages suspendus des estampes japonaises.

Le jardin comme atelier : Monet ne se contente pas de trouver un motif dans la nature. Il choisit les espèces, règle les floraisons, fait construire le pont et son arceau, puis transforme cette nature cultivée en dispositif pictural.

Analyse visuelle

Un tableau sans centre fixe, organisé par retombées et intervalles

La toile paraît vaporeuse, mais sa structure est très ferme. Monet fait varier le poids des masses colorées pour guider le regard sur trois mètres de largeur.

Analyse du rythme et de la composition des Glycines de Monet
La partie gauche respire ; la droite se densifie. Une fine branche corail traverse le haut, tandis que les grappes mauves et vertes descendent par vagues irrégulières.
1

Une guirlande coupée par le cadre

La branche entre et sort de l’image. Rien ne signale son commencement ni sa fin : la composition semble être un fragment d’un décor plus vaste.

2

L’asymétrie comme moteur

La gauche est pâle et ouverte ; la droite accumule fleurs, feuilles et touches claires. Ce déséquilibre produit le mouvement au lieu de le perturber.

3

Pas d’horizon

Ni sol, ni rive, ni ciel distinct. Les valeurs claires forment un milieu continu où il devient difficile de décider ce qui est espace, fleur ou lumière.

4

Des verticales souples

Les retombées ne sont jamais droites comme des colonnes. Elles ondulent, s’amincissent et s’interrompent, donnant à la gravité un rythme vivant.

5

Les accents chauds

Des traits corail, orangés ou rouges traversent les mauves et les verts. Peu nombreux, ils empêchent la palette froide de devenir uniforme.

6

Une surface reprise

Touches larges, frottis, empâtements et passages plus translucides coexistent. Monet construit la profondeur par couches de matière plutôt que par perspective.

7

L’échelle du corps

Sur trois mètres, la lecture ne se fait pas d’un seul coup. Le spectateur doit déplacer les yeux — et, devant l’original, le corps — le long de la frise.

La couleur comme atmosphère

Le lilas domine, mais il ne travaille jamais seul

L’unité du panneau vient d’une circulation continue entre violets, verts d’eau, gris bleutés et blancs colorés. Les notes chaudes jouent le rôle d’étincelles.

Lilas brumeAtmosphère et fonds
Violet grappeFleurs et retombées
Vert d’eauFeuillages dissous
Bleu grisOmbres et fraîcheur
Blanc nacréRespiration lumineuse
CorailBranches et accents
Un blanc jamais neutre : les grands passages clairs contiennent du violet, du vert, du bleu et de l’ocre. Ils ne représentent pas un vide non peint ; ils sont le lieu où toutes les couleurs du panneau s’équilibrent à faible intensité.

La toile comme partition

Répéter sans aligner, suspendre sans immobiliser

Le rythme naît de la relation entre trois mouvements : la branche horizontale, les grappes verticales et les touches obliques qui relancent la surface.

Horizontal

La continuité

Le format de frise et la branche supérieure invitent l’œil à parcourir la toile de gauche à droite, comme une phrase sans point final.

Vertical

La chute

Les grappes interrompent ce parcours et font descendre le regard. Leur longueur varie, créant une cadence irrégulière.

Oblique

La vibration

Des traits courts croisent les deux axes principaux. Ils évitent toute rigidité décorative et maintiennent la sensation de croissance.

Le rôle des silences : une frise efficace n’est pas remplie partout. Les zones pâles séparent les grappes comme des pauses musicales ; sans elles, la floraison serait une masse compacte et le regard ne pourrait plus respirer.

Le décor qui n’a pas été installé

Les Glycines devaient prolonger les Nymphéas vers le haut

Dans un état du projet, Monet imagine les glycines comme une frise florale placée au-dessus des grands panneaux d’eau ou dans les intervalles de l’architecture.

Du pavillon Biron aux salles ovales

Le premier lieu envisagé est un pavillon dans le jardin de l’hôtel Biron, aujourd’hui musée Rodin. Le projet prévoit un décor où l’eau occupe les murs et où des motifs floraux complètent les parties hautes et les interruptions.

  • 1919–1920 : les Glycines sont peintes pendant que la destination et la forme de l’ensemble restent en discussion.
  • 1920 : le projet de don devient officiel ; Monet dialogue avec l’administration sur le bâtiment et l’accrochage.
  • 1921 : le pavillon Biron est abandonné au profit de l’Orangerie des Tuileries.
  • 1922 : le contrat de donation porte sur les grands panneaux de Nymphéas, constamment repris par Monet.
  • 1927 : les huit compositions installées dans deux salles ovales n’intègrent finalement pas les Glycines.
Salle ovale des Nymphéas de Monet au musée de l’Orangerie

L’installation définitive de l’Orangerie

Deux salles elliptiques, éclairées naturellement par le haut, accueillent huit compositions de Nymphéas. Les Glycines sont absentes de cet état final.

Frise des Glycines de Monet pensée pour les grandes décorations

Une frise devenue autonome

Privé de sa place architecturale initiale, le panneau peut aujourd’hui être regardé comme une œuvre complète : une bande de couleur qui contient déjà son propre espace.

Pourquoi elles n’entrent pas à l’Orangerie : le changement de bâtiment impose une autre relation entre peinture, lumière et courbure des murs. Selon l’Allen Memorial Art Museum, les dimensions du nouvel aménagement ne permettaient pas d’accueillir les panneaux de glycines prévus dans le projet antérieur.

Un motif, plusieurs panneaux

Formats allongés et formats presque carrés

La série conservée montre que Monet teste plusieurs fonctions : frise continue au-dessus d’un décor, panneau de transition ou tableau autonome.

Glycines de Monet, grand format horizontal du musée Marmottan
Musée Marmottan Monet · 1919–1920

La frise de 100 × 300 cm

Le musée conserve deux toiles de ce format. Leur longueur fait de la floraison une ligne architecturale : on les lit par déplacement, non comme une fenêtre centrée.

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Autre version des Glycines de Claude Monet aux bleus intenses
Une autre organisation du motif

La guirlande sur fond bleu

Dans les versions plus compactes, la branche forme un arc puissant et les grappes se concentrent davantage. Le ciel ou l’atmosphère bleue devient une vaste surface active.

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Wisteria de Claude Monet au Kunstmuseum Den Haag
Kunstmuseum Den Haag

Une version conservée à La Haye

La collection néerlandaise conserve elle aussi une Glycine tardive, preuve que le motif a survécu hors de l’installation définitive de l’Orangerie.

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Combien existe-t-il de Glycines ? Le nombre varie selon la manière de regrouper études, panneaux et versions. L’Allen Memorial Art Museum décrit son tableau comme l’une des neuf peintures subsistantes liées à ce projet de frise. Mieux vaut donc parler d’un ensemble conservé plutôt que d’une série numérotée absolument fixe.

Autour des grandes décorations

Sept œuvres pour comprendre comment Monet dissout le jardin

Du pont japonais encore lisible aux surfaces tardives sans horizon, les comparaisons montrent la disparition progressive des repères et l’élargissement du champ pictural.

La transformation essentielle : Monet passe d’un paysage organisé par des objets — pont, rive, bassin — à un champ continu organisé par des rythmes. La glycine n’est plus seulement une plante identifiable ; elle devient une manière de structurer toute la surface.

Trois espaces réels

Le jardin, le grand atelier et la salle immersive

Les Glycines se comprennent au croisement de trois lieux : la plante cultivée à Giverny, l’atelier où Monet travaille ses panneaux et l’architecture muséale finalement consacrée aux Nymphéas.

Vue réelle d’une salle des Nymphéas au musée de l’Orangerie

Les deux salles ovales de l’Orangerie

Les compositions ont toutes 1,97 m de haut et se déploient sur près de 100 mètres linéaires. L’architecture fait de la peinture une expérience périphérique.

Photo : Brady Brenot, 2017 · Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0.
Claude Monet dans son atelier à Giverny devant les grandes décorations

Monet devant ses grands panneaux

Cette photographie montre l’écart d’échelle entre les tableaux de chevalet et les immenses surfaces travaillées dans le dernier atelier.

Photo : Henri Manuel, avant 1947 · Wikimedia Commons · domaine public.
Pont japonais et bassin du jardin de Claude Monet à Giverny

Le motif dans le jardin

Le pont, le bassin et les plantes donnent une origine concrète aux œuvres, sans expliquer à eux seuls leurs cadrages ni leur degré d’abstraction.

Photo : Donar Reiskoffer · Wikimedia Commons · CC BY-SA 3.0.
Ce que la photographie ne restitue pas : Monet ne reproduit jamais exactement l’état botanique du jardin. Il combine observation, mémoire, reprises d’atelier et décisions décoratives. La comparaison éclaire la source, mais le tableau reste une construction autonome.

Couleur tardive et vue fragilisée

Les troubles visuels comptent, sans suffire à expliquer la peinture

Dans les années 1910 et 1920, Monet souffre de cataractes. Ses couleurs et ses contours évoluent, mais réduire les Glycines à une « déformation médicale » ferait disparaître leur ambition architecturale.

Ce que la vision peut modifier

  • Les valeurs : distinguer les nuances proches devient plus difficile.
  • Les contours : les limites entre fleur, feuille et atmosphère se dissolvent.
  • La température : la perception des bleus et des violets peut être affectée.
  • La méthode : Monet s’appuie sur l’habitude de sa palette et sur de nombreuses reprises.

Ce qui relève d’un projet conscient

  • Le format : trois mètres de largeur répondent à une fonction de frise.
  • Le cadrage : la branche coupée suppose une continuité hors champ.
  • Le rythme : les grappes sont réparties selon densités et intervalles.
  • L’architecture : l’œuvre est pensée en relation avec un décor enveloppant.
Une œuvre tardive n’est pas une œuvre involontaire : Monet adapte son travail aux difficultés de sa vue, mais il choisit l’échelle, reprend les surfaces, détruit certains panneaux et conserve ceux qu’il juge capables de fonctionner dans son projet.

Devant le panneau

Un parcours de regard en sept minutes

Cette méthode aide à dépasser l’impression de brume colorée et à reconnaître la construction rythmique du décor.

1

La branche

Suivez d’abord la fine ligne chaude qui traverse la partie supérieure.

2

Les chutes

Comptez les principales retombées et comparez leurs longueurs.

3

Le grand vide

Observez combien la gauche est moins dense que la droite.

4

Les blancs

Isolez les nuances froides et chaudes à l’intérieur des passages clairs.

5

Le corail

Repérez chaque accent rouge ou orangé et son pouvoir d’animation.

6

Près puis loin

Approchez-vous pour voir la matière ; reculez pour retrouver la guirlande.

7

Hors cadre

Imaginez enfin comment la frise pourrait se poursuivre de chaque côté.

Questions fréquentes

Les Glycines de Monet : les réponses essentielles

Date, dimensions, musées, nombre de versions, lien avec les Nymphéas et signification de la composition.

Quand Monet a-t-il peint Les Glycines ?

Les deux grands panneaux horizontaux du musée Marmottan Monet sont datés de 1919–1920. D’autres versions sont parfois datées plus largement entre 1916 et le début des années 1920.

Quelles sont les dimensions du panneau du musée Marmottan Monet ?

La grande version horizontale mesure 100 cm de hauteur sur 300 cm de largeur. Le musée conserve deux toiles de même format consacrées au motif.

Où se trouvent les Glycines de Monet ?

Le musée Marmottan Monet conserve deux grands panneaux issus du legs Michel Monet. D’autres versions appartiennent notamment à l’Allen Memorial Art Museum d’Oberlin et au Kunstmuseum Den Haag.

Combien de tableaux des Glycines Monet a-t-il peints ?

Le décompte varie selon les catalogues et la manière de distinguer études, panneaux et versions. L’Allen Memorial Art Museum présente son tableau comme l’une des neuf peintures subsistantes liées au projet de frise.

Pourquoi Monet a-t-il peint des glycines ?

Des glycines poussaient sur un arceau installé en 1905 au-dessus du pont japonais de Giverny. Leur mouvement suspendu convenait aussi à son projet d’une frise florale associée aux grandes décorations des Nymphéas.

Les Glycines sont-elles exposées au musée de l’Orangerie ?

Non. Les salles ovales de l’Orangerie accueillent huit grandes compositions de Nymphéas. Les panneaux de glycines appartenaient à un état antérieur ou complémentaire du projet et n’ont pas été intégrés à l’installation définitive.

Pourquoi le tableau n’a-t-il pas d’horizon ?

Monet ferme le champ sur les fleurs et l’atmosphère. En supprimant sol, ciel et rive clairement séparés, il transforme le jardin en surface continue et renforce la fonction décorative de la frise.

Quelles couleurs dominent Les Glycines ?

Les lilas, violets pâles, verts d’eau, gris bleutés et blancs nacrés dominent. Des accents corail et orangés réchauffent ponctuellement la composition.

Les Glycines sont-elles une œuvre abstraite ?

Le motif végétal reste identifiable, mais l’absence d’horizon, la décentralisation et la continuité de la touche rapprochent l’œuvre de préoccupations qui deviendront centrales dans l’abstraction du XXe siècle.

Quel lien unit Les Glycines et les Grandes Décorations ?

Les panneaux sont conçus dans le contexte du vaste cycle des Nymphéas. Monet envisage à un moment une frise de glycines au-dessus des grandes toiles d’eau ou dans les intervalles architecturaux du décor.

Une floraison transformée en architecture

Voir les Glycines comme une phrase de trois mètres, suspendue au-dessus du jardin

Le panneau ne décrit plus un lieu stable. Il fait circuler la couleur entre branche, fleur, air et lumière, jusqu’à ce que le motif devienne rythme.

Découvrir la reproduction des Glycines

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