Renoir • Guide art & décoration

Les portraits de Renoir

Les portraits et scènes intimes de Pierre-Auguste Renoir : de Lise Tréhot aux Baigneuses, le visage et le corps féminin au cœur de l'œuvre.

Le portrait est au cœur de l'œuvre de Pierre-Auguste Renoir. Contrairement à Monet qui s'est consacré au paysage et à la série, Renoir a placé la figure humaine — et plus particulièrement la femme, l'enfant, la scène intime — au centre de toute sa production. Des portraits intimes de Lise Tréhot dans les années 1860 aux grandes figures mythologiques des Baigneuses tardives, le portrait traverse soixante ans de carrière, par périodes et par styles. Ce guide propose de parcourir les portraits de Renoir en six angles : la période de jeunesse avec Lise Tréhot, les portraits mondains des années 1870, les scènes de la vie moderne, les portraits d'enfants, les nus et baigneuses, et l'évolution du portrait chez Renoir de la touche fragmentée à la matière nacrée. Pour chaque période, on retrouve les œuvres emblématiques, les collections muséales qui les conservent, et les clés pour reconnaître la main du maître — de la couleur claire de l'impressionnisme à la palette nacrée des Baigneuses.

Reproduction peinte à la main à l'huile sur toile, à partir d'une photo de référence validéeToile de lin ou de coton, châssis bois, formats sur mesure jusqu'à 200 × 150 cmArtistes peintres professionnels spécialisés en peinture figurative, plus de 15 ans d'expérienceLivraison internationale sécurisée, délai moyen 4 à 6 semainesChaque copie est signée par l'artiste et livrée avec un certificat d'authenticité
≈4500Tableaux peints par Renoir
60 ansDe carrière, consacrée au portrait
3 périodesTrois grandes périodes stylistiques
80-120Portraits vendus chaque année aux enchères
Madame Georges Charpentier et ses enfants (1878) par Pierre-Auguste Renoir, portrait emblématique conservé au Metropolitan Museum of Art, exemple parfait du portrait bourgeois de RenoirImage libre

Méthode de lecture

Lire un portrait de Renoir en trois temps

Trois clés pour comprendre un portrait de Renoir : la période (jeunesse, maturité, tardive), le sujet (femme, enfant, scène intime, nu) et la touche (fragmentée, nourrie, nacrée).

Période

1860-1919

Trois grandes périodes : jeunesse et portraits intimes (1860-1870), maturité et portraits mondains (1870-1890), tardive et nus monumentaux (1890-1919).

Sujet

Femme, enfant, famille

Renoir a peint plus de 4500 tableaux en 60 ans, dont la majorité sont des portraits. La femme est son sujet de prédilection, de la jeune Lise Tréhot aux Baigneuses monumentales.

Touche

De fragmentée à nacrée

La touche évolue avec les périodes : fragmentée et claire pour l'impressionnisme, nourrie et rose pour la maturité, nacrée et empâtée pour la période tardive. C'est cette signature qui rend chaque Renoir unique.

Contexte historique

Pourquoi le portrait est au cœur de l'œuvre de Renoir

Femme dans un pré (Lise Tréhot) (vers 1868-1870) par Pierre-Auguste Renoir, exemple de portrait intimiste de la période de jeunesse, conservé au Museum of Fine Arts de Boston
Femme dans un pré, Lise Tréhot (vers 1868-1870) de Pierre-Auguste Renoir, conservé au Museum of Fine Arts de Boston : exemple parfait du portrait intimiste de la période de jeunesse. Renoir y montre déjà son goût pour la lumière naturelle et la pose détendue, qui annonce l'impressionnisme. Image Wikimedia Commons — Pierre-Auguste Renoir, Woman in à Meadow (Lise Tréhot).

Sur les quelque 4500 tableaux attribués à Pierre-Auguste Renoir, plus de la moitié sont des portraits ou des scènes de figures. Contrairement à Claude Monet qui s'est attaché au paysage et à la série, ou à Edgar Degas qui a exploré la danse et la vie moderne, Renoir a fait de la figure humaine — et particulièrement du visage et du corps féminin — son sujet de prédilection pendant près de soixante ans. Cette constance fait de lui l'un des plus grands portraitistes de l'histoire de la peinture, aux côtés de Velázquez, Rembrandt et Ingres. Cette orientation s'explique par sa formation et sa sensibilité. Formé à la peinture sur porcelaine dès l'âge de douze ans chez les Lévy frères à Paris, l'artiste a appris très tôt la précision du trait et la patience du métier. À l'École des Beaux-Arts et à l'atelier Gleyre, il s'est spécialisé dans la figure, et à toujours refusé de s'en éloigner. « Je n'ai jamais su peindre un arbre sans un personnage au pied », disait-il, résumant ainsi sa fidélité à la figure humaine. Les portraits de Renoir se lisent en six grandes périodes stylistiques, qui correspondent à des moments de sa vie et à des évolutions techniques. De la période de jeunesse (1860-1870) avec Lise Tréhot, à la maturité impressionniste (1870-1890) avec les portraits mondains, jusqu'à la période tardive (1890-1919) avec les Baigneuses monumentales, chaque période à ses sujets, ses modèles, ses couleurs. Comprendre ces six périodes, c'est comprendre l'évolution d'un peintre qui n'à jamais cessé de chercher la même chose : la chair, la lumière, la présence.

Style artistique

Les portraits de la période de jeunesse (1860-1870) : Lise Tréhot

Gabrielle Renard (1907) par Pierre-Auguste Renoir, portrait tardif, conservé au Tehran Museum of Contemporary Art
Gabrielle Renard (1907) par Pierre-Auguste Renoir, conservée au Tehran Museum of Contemporary Art. Renoir peint la nourrice de ses enfants dans un portrait où la douceur du modèle contraste avec la palette dense et lumineuse de la période tardive. Cette œuvre fait partie de la série des portraits de Gabrielle que Renoir a réalisés entre 1905 et 1910, témoignage de l'affection qu'il portait à cette figure maternelle. Idéal en reproduction peinte à la main à l'huile sur toile. Image Wikimedia Commons - Pierre-Auguste Renoir, Gabrielle Renard (1907), Tehran Museum of Contemporary Art.

La première période de Pierre-Auguste Renoir (1860-1870) est dominée par la figure de Lise Tréhot, sa compagne de l'époque. Lise pose pour Renoir dès 1866, à l'atelier Gleyre où elle l'a rejoint. Elle restera son modèle principal pendant près de six ans, jusqu'à leur séparation en 1872. Près de vingt portraits d'elle sont connus, dont La Lise à l'ombrelle (1867), Lise avec un bouquet de fleurs des champs (1867), Lise et la mère de l'artiste (1866), ou encore Lise cousant (vers 1866-1868).

Le style de cette période est académique encore teinté de la formation de Gleyre, mais déjà marqué par la touche fragmentée qui annonce l'impressionnisme. Les fonds sont sombres, les poses classiques, les étoffes travaillées avec une précision proche de la peinture de genre hollandaise. Mais déjà la lumière est vibrante, les chairs vivantes, le regard de Lise intense et présent. On sent l'apprentissage et la patience, mais aussi la promesse d'un peintre qui cherche sa voie.

Les portraits de Lise Tréhot sont aujourd'hui dispersés entre plusieurs collections : le Museum of Fine Arts de Boston, le Metropolitan Museum of Art de New York, la National Gallery of Art de Washington, le Musée d'Orsay à Paris, le Chrysler Museum of Art de Norfolk, ou encore des collections privées. Ils constituent l'un des ensembles de portraits féminins les plus touchants de l'impressionnisme, à la fois par leur qualité picturale et par leur témoignage d'une relation privilégiée entre l'artiste et son modèle. Le sujet de Lise Tréhot a également été exploré par Renoir après leur séparation, dans des œuvres plus tardives comme la Baigneuse au griffon (1870), où l'on reconnaît le même visage.

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Les portraits mondains (1870-1890) : Madame Charpentier, Madame de Bonnières

Portrait de Madame de Bonnières (1889) par Pierre-Auguste Renoir, portrait mondain tardif conservé au Petit Palais (Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris)
Portrait de Madame de Bonnières (1889) de Pierre-Auguste Renoir, conservé au Petit Palais (Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris) : exemple type du portrait mondain tardif. Renoir y montre une touche plus nourrie et des chairs plus épaisses, annonçant la période tardive. La pose est digne, presque hiératique, dans un intérieur bourgeois raffiné. Image Wikimedia Commons — Auguste Renoir, Portrait de Madame de Bonnières.

Avec l'installation à Paris après la guerre de 1870 et le succès du Bal du moulin de la Galette (1876), Renoir accède aux commandes de la grande bourgeoisie parisienne. C'est la période des portraits mondains, où Renoir peint les femmes de la haute société dans des intérieurs bourgeois ou des jardins. Les modèles sont des épouses de collectionneurs, d'éditeurs, d'industriels : Madame Georges Charpentier (épouse de l'éditeur du même nom), Madame de Bonnières, Madame Paul Bérard, Madame Théodore Charpentier, Madame Alphonse Daudet, Madame Caillebotte.

Le style change radicalement. La touche se libère, les fonds s'ouvrent, les couleurs deviennent plus claires. Madame Georges Charpentier et ses enfants (1878), conservé au Metropolitan Museum of Art, est l'exemple type de cette période : pose triangulaire dans un intérieur japonisant, touche fragmentée, palette claire et chaude, juxtaposition de roses, de bleus, de blancs. C'est une œuvre majeure, qui signe l'entrée de Renoir dans les grandes commandes. Madame de Bonnières (1889), tardive dans la période, montre une évolution vers la touche plus nourrie et les chairs plus épaisses qui annoncent la période suivante. Madame de Bonnières pose en robe blanche dans un intérieur de réception, avec une dignité un peu froide. Le portrait est aujourd'hui conservé au Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris (Petit Palais). Ces portraits mondains ont assuré à Renoir une aisance financière qui lui a permis, à partir des années 1880, de peindre plus librement, sans dépendre uniquement des commandes.

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Les scènes de la vie moderne : La Première Sortie, La Loge, Jeanne Samary

Portrait d'un jeune homme et d'une jeune fille (vers 1875-1880) par Pierre-Auguste Renoir, scène de la vie moderne conservée au Musée d'Orsay
Portrait d'un jeune homme et d'une jeune fille (vers 1875-1880) par Pierre-Auguste Renoir, conservé au Museum of Fine Arts de Boston. Tableau de la maturité du peintre, l'œuvre montre la manière dont Renoir traite simultanément deux figures, chacune avec son caractère propre. Une étude psychologique et technique, idéale en reproduction peinte à la main à l'huile sur toile. Image Wikimedia Commons — Auguste Renoir, Portrait d'un jeune homme et d'une jeune fille.

À côté des portraits mondains, Renoir explore la vie moderne parisienne dans une série de scènes qui font dialoguer le portrait et la scène de genre. La Première Sortie (1876-1877, Museum of Fine Arts de Boston) montre une jeune femme en tenue de théâtre, devant un miroir qui réfléchit son visage et sa robe. C'est à la fois un portrait et une scène de la vie moderne : la jeune femme s'apprête à sortir au théâtre, et l'œuvre capte ce moment d'anticipation. La Loge (1874, Courtauld Gallery de Londres) montre une autre spectatrice au théâtre, vue de profil dans une loge.

Jeanne Samary, actrice de la Comédie-Française, pose à plusieurs reprises pour Renoir entre 1877 et 1879. Le Portrait de Mademoiselle Samary (1879, Musée d'Orsay) la montre en robe de soirée rouge, vue de face, dans une pose classique mais vivante. Le Portrait de Jeanne Samary en pied (1878, Musée d'Orsay) la représente debout dans un jardin, avec une grâce qui rappelle les portraits mondains mais aussi les scènes modernes. Renoir à aussi peint Mademoiselle Samary lisant (vers 1880, collection privée).

Ces scènes modernes témoignent d'un Renoir attentif aux nouveaux loisirs de la bourgeoisie parisienne : théâtre, concert, promenades, jardins publics. Elles s'inscrivent dans la tradition de la scène de la vie moderne initiée par Manet et Degas, mais avec une douceur et une lumière qui restent proprement renoiriennes. La touche est plus libre, les couleurs plus franches, les compositions plus inventives que dans les portraits mondains. C'est une période d'expérimentation, qui prépare la maturité tardive.

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Les portraits d'enfants : Coco, Fillette au faucon, Julie Manet

Julie Manet (1887) par Pierre-Auguste Renoir, portrait d'enfant avec chat conservé au Musée Marmottan-Monet à Paris
Julie Manet (1887) par Pierre-Auguste Renoir, conservé au Musée Marmottan-Monet à Paris. Renoir peint la fille de Berthe Morisot et d'Eugène Manet, alors âgée de neuf ans, dans un portrait qui révèle la complicité entre les deux artistes. La palette claire et la pose naturelle font de ce tableau un modèle pour toutes les reproductions peintes à la main à l'huile sur toile. Image Wikimedia Commons — Auguste Renoir, Julie Manet, Google Art Project.

Renoir a peint de nombreux enfants tout au long de sa carrière, mais c'est dans la période tardive (1890-1919) qu'il a donné ses plus belles images. Coco, son fils Claude Renoir (né en 1901), pose à de nombreuses reprises pour son père : Coco et ses bonnes (vers 1910), Coco au chapeau (vers 1910), Coco à l'âge de deux ans (vers 1903), Coco et le chat (1907). Ces portraits d'enfant sont spontanés, tendres, vifs, à mille lieues des portraits mondains figés. Pierre-Auguste y montre un père qui regarde son fils avec une tendresse émerveillée.

Fillette au faucon (1882, Musée d'Orsay) est un autre portrait d'enfant emblématique. Une jeune fille tient un faucon sur son poing, dans une pose un peu guindée qui rappelle les portraits de chasse hollandais. La touche est plus libre que dans les portraits mondains, et la lumière plus naturelle. C'est l'un des plus beaux portraits d'enfant de l'impressionnisme, par sa simplicité et sa poésie.

Julie Manet, fille d'Édouard Manet et de Berthe Morisot, a posé pour Renoir en 1887-1888. Le portrait la montre enfant (elle à 9 ans), avec un chat dans les bras. Conservé au Musée Marmottan-Monet à Paris, c'est l'un des plus émouvants portraits d'enfant de l'époque. Berthe Morisot, belle-sœur de Renoir par alliance, a entretenu avec lui une amitié artistique et familiale durable. Ces portraits d'enfants montrent un le peintre plus libre, plus spontané, qui se libère des conventions du portrait bourgeois pour explorer la fraîcheur et la grâce de l'enfance.

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Les nus et baigneuses (1890-1919) : la figure monumentale

Baigneuse avec un petit chien, Lise sur la rive de la Seine (1870) par Pierre-Auguste Renoir, nu de la période de jeunesse conservé à São Paulo
Baigneuse avec un petit chien, Lise sur la rive de la Seine (1870) de Pierre-Auguste Renoir : exemple de nu de la période de jeunesse, qui annonce les baigneuses monumentales de la période tardive. La pose est simple, la lumière naturelle, le sujet quotidien — Renoir y montre déjà son intérêt pour la figure nue dans un cadre intime. Image Wikimedia Commons — Pierre-Auguste Renoir, Bagnante con cagnolino, Lise sulla riva della Senna, 1870.

À partir des années 1890, après son voyage en Italie et son installation à Cagnes, Renoir s'oriente vers la grande figure féminine nue. C'est la période des baigneuses monumentales, qui occupe les vingt dernières années de sa carrière. Les Grandes Baigneuses (1884-1887, Philadelphia Museum of Art), commandées par la famille Caillebotte, marquent le début de cette recherche : trois femmes nues dans un paysage, dans un style qui mêle Raphaël et Renoir. Le tableau choque à l'époque par son aspect monumental et charnel, mais c'est aujourd'hui l'une des œuvres majeures de l'art du XIXᵉ siècle.

Les Baigneuses (1918-1919, Musée d'Orsay) sont la dernière œuvre peinte par Renoir, presque aveugle et perclus de rhumatismes. C'est l'aboutissement de toute sa recherche : des figures monumentales, presque mythologiques, dans une palette rose corail et nacrée, avec un empâtement épais qui donne à la chair une présence physique nouvelle. Le tableau est une synthèse de l'impressionnisme et de la tradition, de la couleur et du modelé, du détail et de la masse.

Entre ces deux œuvres majeures, Renoir a peint des dizaines de baigneuses, d'odalisques, de nus assis, de Vénus, de maternités. C'est sa période la plus personnelle, la plus radicale, qui annonce la figuration du XXᵉ siècle. Matisse, Picasso, Maillol, tous ont reconnu la dette qu'ils avaient à ces figures monumentales. Les Baigneuses de Renoir sont conservées au Musée d'Orsay, au Philadelphia Museum of Art, au Metropolitan Museum of Art, à la Tate Gallery, à la National Gallery of Art de Washington, et dans plusieurs collections privées. C'est l'un des ensembles les plus cohérents et les plus émouvants de l'histoire de la peinture de nu.

Décoration intérieure

L'évolution du portrait chez Renoir

Portrait de Gabrielle Renard (vers 1912) par Pierre-Auguste Renoir, modèle tardive conservée en collection privée
Portrait de Gabrielle Renard (vers 1912) de Pierre-Auguste Renoir, conservée en collection privée : exemple de portrait tardif, après les Baigneuses, qui montre l'évolution du style de Renoir. La touche est épaisse, la matière empâtée, la chair nacrée. Gabrielle Renard, servante devenue modèle, a posé pour Renoir pendant plus de vingt ans. Image Wikimedia Commons — Renoir, Portrait de Femme (Gabrielle Renard), circa 1912.

L'évolution stylistique du portrait chez Renoir suit celle de toute son œuvre, avec une logique interne très forte. De la période de jeunesse (1860-1870) avec Lise Tréhot, le portrait est encore classique, sombre, précis, avec une attention au détail de l'école hollandaise et de la peinture de genre. La maturité (1870-1890) libère la touche, éclaircit la palette, installé le sujet dans un intérieur ou un jardin bourgeois. La période tardive (1890-1919) épaissit la matière, fait disparaître le détail au profit de la masse, et donne aux figures une monumentalité nouvelle.

Cette évolution ne se fait pas en rupture, mais en continuité. Renoir n'à jamais abandonné la figure humaine, n'à jamais cédé à l'abstraction ou au paysage pur. Il à toujours cherché la même chose : la présence de la chair, la vibration de la couleur, la lumière qui modèle le visage et le corps. Ce qui change, c'est la technique : la touche fragmentée des années 1870 fait place à la touche nourrie des années 1890, puis à l'empâtement épais des années 1910. La palette s'épaissit elle aussi, passant des blancs et des roses tendres aux roses corail et aux nacres de la période tardive.

Aujourd'hui, les portraits de Renoir sont parmi les plus chers du marché de l'art : Madame Charpentier et ses enfants a été adjugé 18,4 millions de dollars en 2018. Le marché secondaire reste dynamique, avec une rotation de 80 à 120 œuvres par an. Pour l'amateur, l'investissement dans une reproduction peinte à la main à l'huile sur toile d'un Renoir est la voie d'accès pour faire vivre chez soi les portraits et scènes intimes du maître, à partir de quelques centaines d'euros pour un petit format. Sur la page de chaque œuvre, vous pouvez commander la reproduction dans le format qui vous convient, livrée en 4 à 6 semaines avec certificat d'authenticité.

Reproduction d'un portrait de Pierre-Auguste RenoirVous voulez une reproduction peinte à la main de cette œuvre ou d'une version proche ?Commander une reproduction de portrait Renoir
Pièce Suggestion Effet décoratif
Salon ou salle à manger Reproduction de Madame Charpentier et ses enfants, format 130 × 175 cm Donne immédiatement le ton de la fin du XIXᵉ siècle, chaleur bourgeoise, sans surcharger grâce à la palette claire de Renoir.
Bureau ou chambre Reproduction de Lise dans un Châle Blanc, format 80 × 100 cm Portrait intimiste, parfait pour un espacé personnel, avec la douceur des chairs et la précision du châle.
Couloir ou entrée Reproduction d'un portrait d'enfant (Coco, Fillette au faucon), petit format 50 × 70 cm Prépare le regard du visiteur, donne le ton impressionniste dès l'entrée avec une œuvre légère et tendre.
Conseil déco : choisissez une œuvre pour son atmosphère avant de la choisir pour son nom. Un mur se souvient surtout de la présence visuelle.

FAQ

Questions fréquentes sur Renoir

Quels sont les portraits les plus célèbres de Pierre-Auguste Renoir ?

Les portraits les plus célèbres de Pierre-Auguste Renoir incluent Madame Georges Charpentier et ses enfants (1878, Metropolitan Museum), Portrait de Mademoiselle Samary (1879, Musée d'Orsay), Madame de Bonnières (1889, Petit Palais), Lise dans un Châle Blanc (1867, Museum of Fine Arts Boston), La Première Sortie (1876, Museum of Fine Arts Boston), Fillette au faucon (1882, Musée d'Orsay), Coco et ses bonnes (vers 1910, collections privées), et La Loge (1874, Courtauld Gallery). L'ensemble forme un panorama unique du portrait féminin chez Renoir, de la jeunesse aux Baigneuses tardives.

Qui étaient les modèles de Renoir ?

Pierre-Auguste Renoir a peint des centaines de modèles au cours de sa carrière, dont Lise Tréhot (compagne de jeunesse, 1860-1872), Aline Charigot (épouse, 1880-1919), Jeanne Samary (actrice de la Comédie-Française, 1877-1879), Gabrielle Renard (servante et modèle, 1890-1919), Coco Renoir (fils, 1901-1919), Julie Manet (fille de Manet et Morisot, 1887-1888), ainsi que de nombreuses femmes de la bourgeoisie parisienne : Madame Charpentier, Madame de Bonnières, Madame Caillebotte, Madame Daudet. Chaque modèle à sa période, et le maître a su s'adapter à chacune.

Comment reconnaître un portrait original de Renoir ?

Reconnaître un portrait original de Pierre-Auguste Renoir demande l'œil d'un expert. Les critères objectifs incluent : la touche fragmentée caractéristique (coups de pinceau juxtaposés, jamais mélangés), la palette claire et chaude (roses, bleus, blancs, ocres pour la maturité ; roses corail et nacres pour la tardive), la signature de Renoir en bas à droite (sauf exceptions), la provenance documentée (collection prestigieuse, catalogue raisonné), et l'état de conservation. Toute œuvre importante doit passer par le Wildenstein Plattner Institute ou un expert agréé avant achat.

Quelle est la valeur d'un portrait de Renoir ?

La valeur d'un portrait de Pierre-Auguste Renoir dépend de la période, du sujet et de la qualité. Un portrait de jeunesse (1860-1870) se négocie entre 500 000 et 3 millions d'euros. Un portrait mondain (1870-1890) entre 2 et 20 millions d'euros, avec des records pour Madame Charpentier (18,4M$ en 2018). Un portrait tardif (1890-1919) entre 3 et 15 millions d'euros. Le record absolu reste Le Bal du moulin de la Galette (78,1M$ en 1990), qui est techniquement une scène de groupe plutôt qu'un portrait individuel.

Où voir les portraits de Renoir aujourd'hui ?

Les portraits de Pierre-Auguste Renoir sont aujourd'hui dispersés dans les plus grands musées du monde. À Paris : Musée d'Orsay (Baigneuses, Jeanne Samary, La Première Sortie), Musée Marmottan (Coco et ses bonnes, Julie Manet), Petit Palais (Madame de Bonnières). Aux États-Unis : Metropolitan Museum of Art (Madame Charpentier), National Gallery of Art de Washington, Museum of Fine Arts de Boston (Lise dans un Châle Blanc), Philadelphia Museum of Art (Les Grandes Baigneuses), Phillips Collection de Washington (Le Déjeuner des canotiers). À Londres : Courtauld Gallery (La Loge), National Gallery (Les Parapluies). À Stockholm : Nationalmuseum (Le Moulin de la Galette). Une reproduction peinte à la main à l'huile sur toile permet d'avoir une version personnelle de l'un de ces chefs-d'œuvre.

Le portrait, fil rouge de l'œuvre de Renoir

Pierre-Auguste Renoir a placé le portrait au cœur de son œuvre pendant près de soixante ans. De Lise Tréhot aux Baigneuses monumentales, du détail académique à la matière nacrée, il n'à jamais cessé de chercher la même chose : la chair, la lumière, la présence. Ses portraits sont aujourd'hui dispersés dans les plus grands musées du monde — Musée d'Orsay, Metropolitan Museum, National Gallery, Philadelphia Museum, Phillips Collection, Musée Marmottan — et leurs reproductions sur toile permettent de faire vivre cette présence chez soi. Pour commander une reproduction peinte à la main à l'huile sur toile d'un portrait ou d'une scène intime de Renoir, rendez-vous sur la page de l'œuvre qui vous intéresse : Le Bal du moulin de la Galette, Madame Charpentier et ses enfants, Les Baigneuses, Lise dans un Châle Blanc, ou toute autre œuvre emblématique. Livraison en 4 à 6 semaines, certificat d'authenticité signé par l'artiste peintre, et la certitude d'avoir une œuvre unique qui traverse les années.

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